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Commentaire de FRIDA

sur Alain Soral, retour de Syrie


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Frida FRIDA 28 août 2011 16:45

@Latigeur

 

« Est-il possible que les peuples évoluent de manière "autarcique", sans regarder ce qui se passe autour d’eux, sans comparer leurs conditions de vie avec celle des autres pays, sans échanger librement des idées avec des étrangers, l’histoire nous montre que c’est non seulement impossible à long terme mais aussi plus que néfaste pour le pays et sa population »

Avoir des échanges d’influences avec d’autres peuples est une chose, subir l’ingérence en est une autre. Vous mélangez les choses et c’est en cela que votre défense de ce que vous appelez printemps arabe est une aberration. On ne défend pas juste pour défendre sans connaître les tenants et les aboutissants d’un événement, à moins d’avoir des a priori. Les gens ne sortent pas désarmés faire face à l’armée. Cela arrive le premier jour quand la police ou l’armée tirent et surprend les gens et après les gens se terrent chez eux. C’est ainsi. Même en guerre la partie vaincue se rend face à l’évidence et rare les exemples ou un bataillon a résister jusqu’au dernier. Me faire croire que les gens sortent manifester pour se faire tirer comme des lapins, vous pouvez me parler de foi, d’idéaux et tout ce que vous voulez je ne le croirai pas.



Quant à Soral, je ne développerai pas. Je ne suis pas d’accord avec lui sur beaucoup de chose, et même en total opposition. Mais quand il dit quelque chose (il n’est pas le seul par ailleurs) de sensé en l’occurrence sur la Syrie, il faut le lui reconnaître. Et je précise uniquement sur le fait que les manifestations ont toujours existé dans le monde arabe plus ou moins violente et de longue durée, mais toujours réprimés dans le sang. Le peuple n’a aucun moyen pour résister, et les gens reprennent leur quotidien pansant leurs plaies et pleurant leurs morts. Cela n’a jamais entraîner la chute de quelque régime que ce soit. Quant à la structure des sociétés, les gens, même humbles, savent qu’il vaut mieux ne pas trop remuer les braises, ils attendent ce qui peut les lier non les diviser. Le reste ce n’est que du radotage journalistique. Quant à nos pseudo spécialistes en la matière, ils n’ont rien vu venir, et ils ont cherché des explications bidons pour justifier l’effet de surprise, et maintenant ils nous expliquent la différence entre des régimes comme le libyen et syrien et les régimes égyptien et tunisien. Mais en fait, beaucoup d’entre eux tire leur connaissance des salons dans les ambassades, plateaux télé, dans les mondanités et sont peu au courant de la réalité de la rue, et des gens simples. Vous n’avez qu’à lire l’article de P Paccinin pour avoir une image (peu glorieuse ) de ce que sont les rebelles libyens. Des pauvres types, des ramassis de toutes sortes « Ces chefs de guerre, désorganisés, indisciplinés, ont ainsi profité du désordre ambiant pour accroître leur influence, sans toujours beaucoup se soucier du front que le CNT a tenté de maintenir face à l’armée fidèle à Tripoli, la capitale, siège du gouvernement du colonel Kadhafi : sans aucune vision nationale, leur but n’est pas de conquérir des régions traditionnellement sous le contrôle d’autres tribus et, dès lors, ils se sont montrés peu enclins à aller se battre contre les troupes gouvernementales. Ces bandes armées opèrent donc quelques sorties, qui se négocient entre eux et le CNT au coup par coup, au gré de l’humeur de leurs chefs. Les gars, souvent ivres, d’alcool ou de hachich, vident quelques caisses de cartouches et rentrent ensuite à leur bivouac pour y faire la fête. Tout le monde danse, tire en l’air des rafales entières ; la moitié des munitions se perd ainsi… Les projectiles retombent… et font des victimes. »

Après, libre à vous si vous voulez croire à une version plus romanesque du printemps arabe, une vision héroïque du soulèvement de la rue arabe...




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