En réalité il leur importe peu le nom que l’on va donner à l’exercice du pouvoir pourvu qu’ils puissent bénéficier d’un terreau économique fertile pour la prédation et la dérégulation.
Tantôt ce sera un dictateur (Pinochet) tantôt un président élu à la tête d’un gouvernement représentatif qui s’appelle démocrate (évidemment ni représentatif, ni démocrate).
L’important n’est pas qui dirige le pays, du moment que l’on sait qui a la maîtrise de la monnaie et du porte monnaie. Les Chicago Boys l’ayant compris ont juste tenté de conceptualiser une société qui soit vendeuse au niveau de l’imaginaire (rêve américain, illusion de la récompense par le mérite), bien que viciée par principe (prédation libre et sans contrainte).
Donc on peut tout à fait défendre ce modèle, mais pas ignorer ce que ça implique ; fondamentalement nous devenons des objets au service de l’économie, des variables à ajuster pour permettre à une poignée de prospérer à nos dépends.