@manu_Boom (suite)
"En fait, à parler en terme d’intérêts et de pragmatisme, et à condamner toute position morale comme relevant du sentimentalisme, on finit par ne promouvoir uniquement que la loi du marché, et l’argent pour seulevaleur"
---> Faux ! De Gaulle en est la meilleure preuve : tu ne trouveras jamais dans un de ses discours, la moindre référence au ’camp du bien’ ou au ’camp du mal’ comme se plaît à le faire papy Soral par exemple
"A l’image du très libéral Bergé qui trouve logique de louer son ventre, puisque relevant de la libre-entreprise et donc de la liberté individuelle propre à chacun. C’est ce que j’appelle un libéral conséquent !"
---> Tu plaisantes ?? Les gauchistes du genre de Bergé sont les pires moralistes que je connaisse ! As-tu écouté ma vidéo à ce sujet ? Bergé fait partie de cette bonne vieille gauche caviar, anti-raciste et donneuse de leçons ! Et qu’est-ce que l’antiracisme sinon un moralisme ? La gauche est la pire des religions !
"Que diras-tu, toi, le libéral conservateur, lorsque le docteur M’foody viendra te soumettre un business plan carré pour une société qui veut commercialiser un jeu dans lequel on excise des petites filles et où on fait la promotion de l’avortement ? "
---> Je combattrai de toute mes forces ces absurdités non pas au nom de la morale mais au nom de mes valeurs ! ! Est-ce que tu saisis la différence entre faire la morale et défendre ses valeurs ? Dans le premier cas, on agit en dogmatique religieux alors que dans le deuxième on défend son identité culturelle
"Le libéralisme, même économique, même conservateur, prône la liberté d’entreprendre et de s’enrichir sans limite, ce qui a mon sens annihile toute notion de "bien commun"
---> Ta remarque est pertinente et pleinement justifiée : tout le monde avec qui j’ai débattu de ce sujet m’a fait la même réflexion et ma réponse est la suivante : entre le bien Commun (ma patrie) et les libertés individuelles, je ne choisis pas ! Je veux sortir de ce schéma binaire et souhaite une société qui parvienne à établir un équilibre subtil entre ces 2 notions. Et c’est, je crois, ce qu’ont réussi à faire des De Gaulle ou des Maggie (chacun à son niveau et suivant le contexte du pays).
"La liberté n’est pas une fin en soi. Il faut savoir ce que l’on en fait."
---> Pour le libéral-conservateur, la liberté passe nécessairement pas la responsabilité ! Ce qui signifie qu’on ne naît pas libre, on le devient !
"Une autre question : Le libéralisme ne mène t-il pas nécessairement à un système ploutocratique ?"
---> Non, ce n’est pas le ’libéralisme’ mais la ’démocratie’ au sens large. Ce risque est dénoncé par Aristote