Mais j’ai une question :
êtes-vous opposés au financement d’institutions religieuses par l’Etat ?
Moi j’y suis opposé, je pense que ce n’est pas son rôle mais en même temps si
on l interdit, pourquoi ne pas permettre à ces institutions le droit d’aller
chercher les financements ou ils le peuvent ? Je n’ai pas de réponse à
cette question …
Je reste cohérent dans ma vision traditionaliste. Un
pays doit fixer un cadre religieux, j’insiste sur le terme de "cadre".
Je m’explique : La Russie est un modèle intéressant. Je ne suis pas un
laïque républicain. Je considère que l’exécutif doit rester indépendant en autorité, pas en esprit. La vision religieuse est intrinsèquement liée à sa fonction, même d’une certaine manière en république (j’ai écrit un article qui est encore en modé, espérons qu’il passera...). En vérité, l’esprit républicain actuel est une religiosité qui ne dit pas son nom. Abauzit en parlait en disant qu’il devait être imprégné de l’esprit de la croix. C’est le modèle russe actuel applicable à beaucoup de nations, selon moi. Bref, qu’un pays promeuve une religion ultra-majoritaire ne me dérange en rien. Ceci tout en tolérant d’autres religions minoritaires.
4. "Si vous accueillez
chez vous une intellectuelle étrangère qui remet en cause ce qui vous structure
vous personnellement (et pas nécessairement vos autres compatriotes), elle est
dans un Etat de droit et elle doit avoir le droit de dire ce qu’elle veut et
vous devez avoir le droit de dire ce que
vous pensez d’elle. Je pense que quand on est sur de ce que l’on est, on n’a
pas à craindre ce que les autres pensent de soi."
J’ai employé
la première personne à tort. Je parlais de ce qui me structure en temps
que socle commun de la nation. Des individus, s’ils veulent vivre
ensemble, ont de facto des caractéristiques communes, de tout ordre.
Nous sommes dans un état de droit qui nous permet d’exprimer nos
désaccords. En revanche, cela se fait dans le cadre privé, et pas public si elle réside en France. C’est un principe de pudeur. Quand deux nations correspondent (des dialogue politiques, entre intellectuels spécialistes de la question) j’aime qu’elles se parlent sans aucune concession dans un esprit néanmoins courtois. En revanche, dans le cas d’un particulier, nous sommes d’accord, nous échangeons à titre privé et l’action de sa part dans l’espace public n’a pas sa place. Prenons l’exemple des FEMENS : en quoi une hystérique ukrainienne a-t-elle le droit de m’imposer sa vision des rapports hommes-femmes par une action politique, militante et revendicative. Elle n’est même pas fichue de sortir un mot en français. Si elle me propose un débat à titre privé, je ne trouve rien à redire. Qu’elle se serve de l’espace public en vandalisant, en me crachant dessus pour imposer ses codes au mépris du pays qui l’accueille et en ne sachant même pas s’exprimer sans la langue de celui-ci, c’est de l’ordre de l’injure envers les français et le pays d’accueil. Conséquence si j’étais au pouvoir : un aller simple et définitif vers leur pays d’origine et interdiction de mettre ne serait-ce qu’un pied en France jusqu’à la fin de leur jour. Au revoir, et bon débarras !