Une intégrité humaine (encore
un concept subjectif et relatif) qui
remettrait en question les libertés fondamentales ne m’intéresse pas.Je pense que l’Etat ne
doit pas fixer les valeurs, ce n’est pas son rôle. Je suis pour une autonomie
de la sphère culturelle vis-à-vis de la sphère politique, si l’Etat commence à
dire ce que doivent être les mœurs et l’intégrité humaine, c’est très
dangereux
Concernant l’intégrité
humaine, on ne s’est pas compris. Je disais simplement que l’action des
Femens dénaturait l’intégrité humaine, sa nature si vous préférez. C’est
une opposition intellectuelle. Loin de moi l’idée de vouloir en faire
une loi qui serait floue. Je ne serais pas cohérent dans ce cas. Je
m’oppose en conséquence à ce genre d’initiative, tout comme je m’oppose à
la loi sur la dignité humaine. Le flou juridique, c’est un bric-à-brac
comme moyen, a tyrannie comme fin.
Sur
les moeurs : opposition farouche et quelques éclaircissement. Je faisais
plus haut référence à la troisième république (et dieu sait que je ne
suis un apologète du parlementarisme). Un élément de l’époque
m’intéresse : l’atteinte aux bonnes moeurs. Je ne souhaite pas un retour à
la morale du 19ème siècle, c’est certain. Je ne dis pas non plus que
l’état doit réglementer toutes nos attitudes, moeurs, rapports (je
laisse cela à Najat vallaud-belkacem). La notion d’atteinte au bonnes
moeurs fixe une morale publique élémentaire qui a toujours existé. Pour
exister dans une collectivité, il faut exprimer son individualité qui
apporte une contribution à l’efficacité du groupe tout en respectant des
principes communs intangibles qui font que le groupe perdure et que
l’individualité ne se métamorphose pas en égo dominateur et à une guerre
des projets personnels. C’est l’articulation de l’individualisme latin
en occident et du bien commun (pas l’intérêt général qui n’en est que la
conséquence).
De ce postulat de départ,
afin que notre collectivité puisse connaître une harmonie relative qui
nous protège entre autres de cette homme moderne, consumériste,
obéissant aux passions voire à ses passions bassement liées au désir
amplificateur (le sexe comme vecteur de consommation), je crois naturel
le retour de cette notion.
Et précisions les choses : pas besoin de
recourir à un concept nouveau pour se faire. La base du droit pénal
français, c’est le principe de légalité criminel. Je vous condamne en
raison d’un texte incriminant votre acte de façon précise, manifeste et
sans ambiguité. L’essence des bonnes moeurs est précis, fixé par la loi
et n’entrant pas en conflit avec les libertés publiques fondamentales.
Ainsi, entre autres, l’atteinte à la pudeur, certaines paroles de
monsieur cohn ben-dit (et d’autres, trop dans ce milieu
malheureusement...), , bref, des infractions bien caractérisées,
condamnables à posteriori feraient parties de ce champ législatif. La
différence avec d’autres infractions se situeraient dans la façon de
condamner qui serait d’une certaine sévérité en terme d’amendes et de
peine de prison et dans les mesures à prendre en cas de récidive.
Je
rejoins Michéa qui en parlait parfaitement dans une de ses vidéos que
vous avez due voir,puis Drac. La logique libérale issue des lumières permet la
rixe populaire : différentes communautés qui se battent entre elles parce
qu’elles ne s’entendent sur rien, sauf si le marché chapeaute ce beau
monde et donne une cohérence élémentaire qui se manifeste aujourd’hui à
travers un consumérisme destructeur qui va disparaître si nous n’entrons
pas dans un nouveau cycle de croissance qui prend en compte certaines
données écologiques. En définitive, si ce scénario ne se produit pas, la
société capitalisto-libérale étant par essence inégalitaire d’un point
de vue économique du fait de la concentration du capital, l’élite
transnationale se servira de se propre logique libérale afin d’inciter à
l’affrontement inter-ethnique ou entre projets sociétaux (les
progressistes contre les réac) et en dernière instance produire un monde
anti-libéral intégral de domination politique et économique
oligarchique pure et simple avec des apparences de démocratie.
J’en
conclus donc qu’il faut impérativement reconstruire une société sur un
socle commun si nous voulons éviter une logique libérale dont la
finalité est anti-libérale par nature et pas en apparence. C’est
l’alternative décrite plus haut.
PS :
excusez la longueur et la lourdeur de mon commentaire (je me sentais
drôlement inspiré). En espérant que vous réussirez à me lire.