Partant de là, la
réponse à vos commentaires :
-L’ atteinte aux bonnes mœurs :
Je pars du principe que
ce n’est pas à l’Etat de dire ce que
doivent être de bonnes mœurs ou pas, mais c’est à la sphère culturelle et à ses autorités de le faire.
Ca me fait penser à
cette histoire reporté par Rousseau dans le contrat social : « Certains ivrognes de Samos souillèrent le
Tribunal des Ephores : le lendemain par Edit public, il fut
permis aux Samiens d’être des vilains (
). Un vrai châtiment eut été moins sévère
qu’une pareille impunité ».
Pour les femens, plutôt que
de demander leur dissolution, cela donnerait « permettons aux femens de se
conduire en putain hystérique ». 
Les mœurs ne s’imposent pas. C’est
au peuple d’adhérer librement à certaines valeurs. Et une fois que c’est fait,
les évidences apparaissent d’elles mêmes, il sait distinguer de lui-même le bon
grain de l’ivraie. La contrainte et la censure risquent d’avoir l’effet inverse
de celui escompté …
-Concernant la guerre de tous contre tous
R / Comme je l’ai mit plus haut,
culturellement tout ne se vaut pas. La sphère culturelle doit dire le beau et le vrai. Mais pas la sphère politique (l’Etat) qui ne peut le
faire que par la contrainte. Le beau et le vrai doivent être reconnue et
accepté librement.
Sortir l’Etat des jugements
de valeurs, c’est déjà échapper à ces guerres dont l’Etat est en général le
centre.
-Concernant la tradition
R / Par définition, elle
concerne la sphère culturelle. Introduire ‘l Etat dans ces considérations, c’est
déjà la détruire. Parce que la tradition est aussi ce qui permet précisément de
construire du lien social en dehors de l’Etat moderne et du marché moderne, ces
deux entités ont donc une tendance naturelle à déstructurer la tradition. L’Etat
ne doit surtout pas s’en mêler.
- J’en
conclus donc qu’il faut impérativement reconstruire une société sur un socle
commun si nous voulons éviter une logique libérale dont la finalité est
anti-libérale par nature et pas en apparence.
R / Et je suis d’ accord avec vous.