Non, c’est toi qui a parlé de GW.
Une centrale nucléaire a une production en continu.
Une tranche produit une puissance d’environ 1,5 GW tant qu’elle est laissée en fonctionnement. Si elle tourne pendant 1heure, elle produira ainsi 1,5 GW-heure d’énergie.
Tel n’est pas le cas d’une éolienne.
Une éolienne au Large produit 6 MW pour les plus grandes, ceci quand les conditions sont optimales, c’est-à-dire avec du vent mais pas trop.
Par exemple, en France, en 2011, le parc installé était de 6.750 MW.
Il y a 31.536.000 seconde en une année.
Ce parc, s’il avait produit de manière parfaite, aurait donc dû produire une puissance de
212.868 TéraWatt.
Il y a 3600 secondes par heure.
Cela fait donc une production optimale d’énergie de 59,13 TéraWatt-heure.
Or la production fut de 12,2 TeraWatt-heure.
Le rendement fut donc de 20,3 %.
Ton parc éolien de 4GW en construction au Nord de l’Écosse, consiste en fait en la construction de 4.000/6 = 666 éoliennes de 6MW. Supposons un rendement de 40% (je suis gentil je double, mais c’est vrai que c’est en mer). Il produira donc 14 TéraWatt-heure d’énergie.
Cela produira en gros la moitié des 4 tranches d’une centrale nucléaire comme celle du Blayais, qui produisit 26 TeraWatt-heure en 2006. Donc disons deux tranches, la moitié de cette petite centrale qui fait moins d’un km carré.
Voilà une bonne illustration de ce que j’affirmais.
La densité d’énergie du vent est faible.
Pour récolter une énergie de densité infime, il faut multiplier les infrastructures à l’infini.
Ainsi, plutôt que de construire une moitié de centrale nucléaire, pour un résultat équivalent, il faut construire 666 Tours d’une centaine de mètre de haut, et pour stabiliser leurs fondations dans le sol, il faut injecter des tonnes de béton à leur base... A vue de nez, il faut donc multiplier par mille la quantité de matériaux nécessaires. Cela nous emmène très loin du principe de moindre action...
Quant à l’histoire des "retours sur investissement". C’est normal, l’éolien est subventionné à fond, les capitaux afflux sur lui, car, d’une part, il permet d’obtenir des droits à polluer négociables sur les marchés financier, et, d’autre part, les divers États font tout pour que soit achetée l’électricité qu’elles produisent à un coût très inférieur à son coût réel. Mais c’est une bulle qui explosera.
C’est que le principe de départ est faux.
Prôner de récolter une énergie de densité infime, revient à multiplier à l’infini les infrastructures, et donc multiplie d’autant les prélèvements dans l’environnement, tant pour leur édification que pour leur maintenance ultérieure (car il faut aussi penser à la maintenance, rien n’est éternel).
C’est d’ailleurs à mon avis la maintenance qui va montrer la limite du système.
En effet, édifier, cela ne se fait qu’une fois, et avec beaucoup d’énergie, l’on peut édifier beaucoup. Mais maintenir, cela de se faire tout le temps... Aujourd’hui, c’est tout beau tout neuf. Mais quand ce sera laid et vieux...