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Commentaire de darion ben gourvid

sur Matérialisme dialectique une conférence avec le philosophe G Gastaud


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darion ben gourvid 22 mars 2014 20:32

Et bien allons-y, en espérant que les quelques membres du PRCF s’épargneront une ou deux décennies de catéchisme dont cependant, tout comme les Evangiles, quelques notions sont à garder ; le reste étant de la périphrase patascientifique issue du siècle du positivisme qui ne fut que l’appropriation fascinée par le langage, de la technique. ??Bref. ?

1-Le marxisme est un néo-messianisme.
 ?A partir d’une doctrine plus ou moins bien ficelée et dont des exégètes doivent tirer la signification -les futurs curés des différentes chapelles marxistes-, Marx se promet de remplacer la promesse du paradis dans l’après-vie, par un paradis socialiste A CONDITION, bien sur, de suivre sa logique. ? Seulement, dans sa brutalité conceptuelle, il idéalise, lui et ses prédécesseurs, les hommes et les peuples, avec son idée ou sa résultante, d’unifier le genre humain, d’internationaliser les luttes ; comme si, de la vallée du Gange aux banlieues londoniennes en passant par les faubourgs de Göteborg ou en Algarve portugaise, l’homme était hors-sol et n’avait pas été modelé par les siècles et des générations de traditions -que Marx incapable d’intégrer, balaie d’un revers de main, l’opium du peuple- mais surtout qui empêcheront tous ces prolétaires du monde de s’unir par delà les frontières.
Et au contraire, pour preuve de ce fourvoiement complet, il suffit de constater que le monde des internationalistes marxistes d’hier -sans frontières- est celui qui profite bien aux capitalistes (ou néolibéraux) d’aujourd’hui : un monde sans frontières et dont on déplace la main d’oeuvre selon les envies du capital. Preuve encore, d’anciennes ouailles marxistes les plus zélées n’ont pas eu trop de peine de passer d’un camp à l’autre (l’ex-mao Barroso, les néocons trotskystes, les gauchos socialistes Jospin, Cambadélis etc...).
Ce que veulent ces gens en réalité avec leur psychologie de soumise, c’est UN système mondial pour la multitude de peuples, un système unifié et uniformisé, forcément à tendance totalitaire même s’il se pare de beaux attributs (droits de l’homme, droits du travail, liberté d’expression...).
Et ce système, c’est celui dans lequel nous sommes. Une synthèse socialo-libérale mondialisée : des organisations internationales bureaucratiques non-élues (OMS, FMI, OMC, BM, Commission Européenne...) au service des intérêts privés des multinationales toutes puissantes. CQFD.

2-L’horizon s’éloigne sans cesse, comme le communisme dans un monde capitaliste... Afin d’arriver à l’avènement d’une société sans classe, Marx souhaite le développement et le progrès continu (et donc aussi l’éternelle croissance dans un monde fini, léger détail) du capitalisme tout en affirmant que plus ce système d’oppression sera développé, plus la société sans classe qu’il appelle de ses voeux sera proche. Et oui, plus on approche de l’horizon, plus il s’éloigne...

Les penseurs socialistes français originels étaient bien plus intéressants (Louis Blanc, Proudhon, Cabet et son communisme chrétien, Fourier, plutôt que Saint-Simon et son approche oligarchique, tout comme celle de Marx).

 ?3-Il ne faut retenir de Marx que quelques notions un peu plus élaborées mais qui ne parle que de l’éternelle histoire des maîtres et des esclaves, des dominants et des dominés. Donc on retiendra quelques outils sur ces différentes classes que tout le monde connaît désormais et que même certains libéraux honnêtes ont intégrées.
Ce néo-messianisme est largement le fruit de la culture juive intégrée par Marx. Bien que rejetant la religiosité de ses aïeux et malgré ses observations de bon sens sur sa propre tribu (voir "La question juive", l’argent le Dieu jaloux d’Israël...etc...) Marx a intériorisé, rationalisé, laïcisé au siècle du positivisme, ses espoirs messianiques, qu’il a donc culturellement -et non religieusement- ingurgitée.
Comme tout bon penseur juif (voir Freud aussi en fin de vie et son rapport à Moïse) Marx n’a pu échapper à cet écueil et à ce déterminisme tribal mal digéré. C’est d’ailleurs une manie chez les personnalités juives : "Moi et mon système de pensée pour expliquer et surtout sauver l’humain". Zamenhof, l’inventeur de l’esperanto l’a très bien exprimé :
"Si je n’étais pas un Juif du ghetto, l’idée d’unir l’humanité ou bien ne m’aurait pas effleuré l’esprit, ou bien ne m’aurait pas obsédé si obstinément pendant toute ma vie. Personne ne peut ressentir la nécessité d’une langue
humainement neutre et anationale aussi fort qu’un Juif qui a des compagnons de souffrance sur toute la terre avec lesquels il ne peut se comprendre. Ma judéité a été la cause principale pour laquelle, dès la plus tendre enfance, je me suis voué à une idée et à un rêve essentiel, au rêve d’unir l’humanité."


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