Plus sérieusement, j’ai identifié quelques catégories de
personnes qui réfutent les propositions de Chouard :
A.
Le premier groupe, celui des
contestataires primaires. Cette catégorie pour des raisons qui relève
plus de la psychologie qu’autre chose, se plait à contester toutes propositions
politiques d’ ou qu’elles viennent et
souvent sans même les examiner. Ils diront toujours « non » à tout, quoi
qu’on puisse leur dire, c’est leur tempérament, c’est ainsi. Il est donc
inutile de discuter.
B.
Le second groupe, celui des pseudos antifaschistes. Dans cette catégorie, le fascisme est une
sorte de maladie transmissible, discuter avec une personne catégorisée comme fasciste
fait immédiatement de vous un crypto-fasciste, un confusionniste, un laquais de
l’extrême droite Soralienne. Comme Chouard ne dénonce pas Soral, le fasciste misogyne
mon cul sur la commode et qu’il discute
avec tout le monde, il est assimilé à lui, peu importe ses propositions, elles n’ont
aucune importance, seul la contagion compte. Evidemment la définition du fascisme
ne sera jamais donnée, donc inutile de discuter.
C.
Et puis, il y’ a la catégorie des idéalistes utopistes aristocratiques et monarchistes.
Pour eux, la question n’est pas de limiter le pouvoir ou de lui opposer des
contre poids populaires, la question se limitant pour eux à trouver un bon maitre qui soit bon et gentil.
Pour les monarchistes, il s’agit de confier le pouvoir à un prince qu’on
éduquera pour régner et pour les aristocrates, des êtres exceptionnels pour diriger l’Etat de la meilleure façon qu’il
soit. En toile de fond, il y’ a chez eux cette conviction que le peuple est trop inculte et trop stupide
pour s’occuper des affaires d’Etat. Comme il s’agit d’une opposition idéologique,
il peut y avoir discussion avec cette catégorie, et elle s’axera principalement
à la question de la confiance et de la défiance envers ceux qui exercent le
pouvoir. si ceux qui en font partie ne
sont pas trop bornés et bourré de certitudes (ce qui est en général une des caractéristiques
des gens qui s’apparentent à ce groupe), la discussion peut être intéressante
et on peut les convaincre en parlant de régime mixte plutôt que de démocratie.
D.
Et pour finir, il y’ a la catégorie des votants. Ces personnes ne conçoivent la
politique qu’à travers le droit de vote et toutes propositions qui vont au-delà
sont considérées comme sacrilège. Par exemple, un sympathisant du FN borné qui
expliquera que tout ce qui compte, c’est que Marine Le Pen soit élue, le reste,
on s’en fiche et ce genre de proposition ne sert qu’à disperser les efforts en
ce sens. Ce sont des gens qui se rapprochent beaucoup du trouble de la personnalité
dépendante, ils ont besoin qu’un
chef charismatique leur tienne la main, sans quoi, ils sont perdus. On peut discuter avec cette catégorie sans les froisser en expliquant que les propositions de Chouard
ne s’opposent à aucun parti et q u’ ils peuvent très bien voter pour leur homme
ou femme providentiel, quel qu’il soit,
tout en adhérant aux propositions de Chouard.
Il peut y en avoir d’autres mais
ce sont celles dont j’ai constaté l’existence.