-Pour moi le problème est de parler de l’intérêt d’une partie alors
qu’il s’agit de l’intérêt perçu par une partie ce qui n’est pas du tout la même
chose.
------> Le problème est que les hommes ne sont pas omniscients.
On ne dispose jamais de toutes les informations et on n’anticipe jamais parfaitement
les réactions des concurrents. Dans l’action politique, c’est toujours la
perception de ses intérêts qui compte, et ensuite les historiens peuvent
déterminer si cette perception était bonne ou pas.
-On risque alors de légitimer les pires des folies. « C’était leur
intérêt donc c’était légitime et à leur place j’aurais fait pareil »
------> Je comprends ton point de vue. Le mien est que la question de la légitimité
morale et de la justification morale de l’acte ne se pose même pas. La seule
chose qui compte est de savoir si ce que l’on a fait est utile ou non pour
atteindre ses objectifs politiques.
-Si Machiavel avait été confronté à l’arme
atomique qui sait s’il n’aurait pas amendé sa méthode relativiste ? On
n’en saura jamais rien mais on peut estimer sa méthode incomplète vis-à-vis
d’une modernité qu’il n’a pas pu connaître.
------> Je pense que les principes politiques sont les mêmes, et que la
modernité n’y change rien.
-Les Etasuniens ont-ils gagné à déchaîner la
fureur atomique sur le Japon au final ?
------> C’est une très vaste question et il y’ a toujours des discussions
à ce sujet.