Je ne mélange rien, c’est vous qui éludez mon commentaire. Le comique, c’est que vous finissez par revenir à mon commentaire en parlant des "’fascistes planqués dans les SS".
Dans une démocratie véritable, il n’y a pas de SS, c’est anti démocratique. Le fait qu’il existe des SS est la preuve que nous ne sommes pas en démocratie car si la démocratie est la souveraineté du peuple, tout ce qui lui est caché viole sa souveraineté. Dans une démocratie véritable, rien ne justifie le secret, sauf l’action antidémocratique, donc totalitaire.
Alex Truk(j’ai visionné la vidéo mis en lien) ne comprends pas plus que vous ce qui est en jeu, il suffit de l’écouter à la fin parler de "’on vous écoute", ou "on vous surveille"’, mais de qui parle t-il ? C’est exactement la question que je pose dans mon commentaire. Ce qui est en jeu est de savoir QUI vous écoute et POURQUOI il vous écoute. Il cite les étudiants disant que du moment qu’ils n’ont rien à se reprocher peu leur importe, alors que précisémen, la question posé est de savoir qu’est ce qui peut vous être ou non reproché ? La réponse à cette question dépend exclusivement du système politique en place. A savoir si vous vivez dans une démocratie ou une dictature.
Je ne veux pas développer plus loin, aussi, j’en reviens à mon exemple des homosexuels, pour lequel vous avez pris soin de ne pas répondre, alors je vais le faire pour vous.
Pour un homosexuel, la liberté consiste à vivre sa vie intime sans devoir se cacher d’autrui par crainte de représailles voir de condamnation à mort. Pour lui donc, la liberté consiste à pouvoir se montrer en public et non devoir rester caché. Pour lui, la notion de vie privé est fondamentale dans un système politique répressif et intolérant. L’ironie est que c’est dans ces systèmes là que la notion de vie privé n’existe pas. Ce qui explique bien les amalgames et les contre vérités dont vous faites l’apologie.
C’est ici qu’est la base même du principe démocratique, celui consistant à garantir à chacun la liberté de vivre son intimité sans devoir répondre de considération morales autres que celle de ne pas attenter à la liberté et à la vie d’autrui. Et c’est vous qui mélangez tout ici, car cela n’est pas conditionné à un système de surveillance, mais au système politique en vigueur qui définit l’utilisation du système de surveillance. Ce n’est pas le marteau qui fait l’ouvrier, mais l’inverse au cas où vous ne le sauriez pas !
Pour résumer, c’est la différence entre un ami et un ennemi, il ne vous viendra pas à l’idée que le premier vous surveille, mais qu’il veille sur vous, c’est à dire, sans chercher à vous imposer sa propre façon de vivre. Un ami ne surveille pas la vie intime, mais la préserve. C’est seulement votre ennemi qui vous surveillera pour mieux vous nuire et détruire si d’aventure vous menacez ou contestez sa façon de voir le monde.
alors si Alex Truk a raison, c’est sur le fait que si ces nouvelles technologies seront disponible pour tout un chacun, elles pourront tout aussi bien vous servir que vous nuire. Mais il en est ainsi de tout objet. Toutefois, encore et toujours, la différence tiendra selon que nous vivons en démocratie ou bien en dictature, car dans le premier cas il sera bien difficile à une personne de vous nuire, parce qu’il ne pourra pas utiliser votre intimité contre vous. Par contre, dans le second cas, cela sera d’autant plus facile. Pour preuve, je vous renverrai à l’époque de Vichy où la délation était devenu un sport national et ce par le fait du système politique en place et non par le fait des moyens techniques à disposition.
En conclusion, l’enjeu est la maîtrise du système, non l’existence du système, car encore une fois, un système quel qu’il soit est toujours un outil, un objet et non un sujet. Seulement à force de prendre des objets pour des sujets on en vient effectivement à tout... Mélanger !!!