Ce qui m’ a plus chez le personnage Zarathoustra
, c’ est son exaltation pathétique , il m’ a fait ressentir qu’ à un certain
niveau sagesse et folie ne sont qu’ une et même chose , qu’ il y’ a dans le
sérieux de la bouffonnerie et que les bouffons sont les plus sérieux des
hommes.
Je suis en ce qui concerne
la réflexion une personne rationnelle, utilisant des outils méthodologiques
pour classer, catégoriser, simplifier de façon froide, ce qui fait que je suis
en général très peu sensible aux représentations artistiques.
Mais Zarathoustra a fait sauter
toutes ces cloisons, j’ai ressenti la musicalité qui émanait de ses discours,
qui ne contiennent aucune doctrine ou théorie, c’est le niveau supérieur, celui
de l’artiste et du Prophète, celui de la passion. Pour la première fois, j’ai
ressentit à quel point l’art est supérieur, je le savais déjà mais je ne l’avais
jamais ressenti.
Je ne connais pas bien Nietzche
mais on m a raconté que c’était un bipolaire et qu’il a écrit ce livre dans une
phase de délire. C’est certain, un tel livre ne pouvait être écrit que par un
délirant qui voulait partager l’ ivresse que lui donnait sa folie.
Je me demande comment les
Nazis ont pu récupérer ce livre, je le trouve irrécupérable, Zarathoustra les
aurait tranché avec son arme la plus affuté, sa langue, il suffit de lire le
chapitre « De la nouvelle idole ».
Je vais aussi essayer de lire "généalogie de la morale" un de ces jours , j’ espère qu’ il y est aussi déluré que dans "ainsi parlait Zarathoustra".