C’est vous qui bricolez l’Histoire.
Le concile de Tolède n’était pas oecuménique. Il n’avait pas le pouvoir de modifier le credo, pas plus que Charlemagne ni le Pape. En fait les conciles oecuméniques avait même anathématisé par avance quiconque modifierait le crédo, ce qui fait que Charlemagne s’est auto-excommunié.
Saint Léon III (pape de 795 à 816 ; fêté le 12 juin par l’Eglise orthodoxe), condamna le Filioque en 809 et fit suspendre au-dessus du tombeau de saint Paul des boucliers d’airain sur lesquels était gravée la vraie formule du Credo en grec et en latin suivies des mots Haec Leo posui amore et cautela fidei orthodoxa :
"Ces paroles moi, Léon, je les ai mises par amour et comme une garantie de la foi orthodoxe."
Benoît III, pape de 855 à 858, recommanda chaleureusement aux patriarches orientaux de ne recevoir dans leur communion aucun pape de Rome qui n’aurait pas professé le symbole de Nicée et Constantinople sans altération ;
Saint Jean VIII, (pape de 872 à 882, reconnu martyr par l’Eglise orthodoxe) reconnut la légitimité de saint Photios et mit fin au schisme de son prédécesseur Nicolas Ier ; reste à ce jour le seul pape assassiné et son successeur Marin Ier dont le pontificat ne dura qu’un an et 1/2 s’empressa de promulger le filioque.
Mais son successeur, Adrien III, pape de 883 à 885, se déclara pour la " procession monodique du Saint-Esprit" (du seul Père).
Pourquoi ? Non seulement pour ne pas violer le droit canon qui réserve aux conciles oecumeniques la fixation du crédo, mais surtout parce que le Christ a dit lui même :
"Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui procède du Père, il rendra témoignage de moi." Saint Jean 15:26