Excuse-moi ; mais deux cent milles personnes, ça fait l’équivalent d’une ville comme Renne qui débarque chaque année pour s’entasser, non pas uniformément, ni harmonieusement, mais dans quelques banlieues en périphérie des villes.
D’autre part, je te rappelle qu’il faut demander un visa pour venir en France, donc que l’entrée illégale est un délit.
En plus, c’est vraiment une vision à très courte vue, qui prône ce qui ne vaut pas mieux pour moi que prôner la déportation des africains aux Antilles pendant la traite négrière pour raisons économiques.
Les gens ne sont pas des pions que l’on pourraient transférer ainsi d’un endroit à un autre. Les gens développent des habitudes dans leur pays d’origine, et ils aiment ces habitudes. La première est l’habitude alimentaire, qui s’enracine sur la faune et la flore du lieu d’origine. C’est très difficile d’être privé de sa nourriture.
Plus fondamentalement, les immigrés sont des personnes en errance, venus ici pour des illusions (propagés souvent par la télévision), et ils ne s’y retrouvent pas, ils se sentent mal, leur vie n’a plus de sens : C’est la continuité de l’entourage qui donne du sens à l’existence, rompez cette continuité sociale, l’existence n’en a plus. C’est donc rendre service aux gens que de leur permettre de vivre là où ils sont nés.
En vérité, l’extrême-gauche considère les gens comme de simples objets, des pions, qu’il serait possible de déporter n’importe où sans aucune conséquence.