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Commentaire de ffi sur Michel Onfray : le libre arbitre est une fiction - Agoravox TV

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Commentaire de ffi

sur Michel Onfray : le libre arbitre est une fiction


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ffi 26 février 2015 23:29

@Gollum
Je réagis sur la fin : 

En effet, j’estime que même atteint de Toc, du genre syndrome de Gille de la Tourette, l’homme a son libre-arbitre. On a cette définition (voir ici) : Libre arbitre ou, vx, franc arbitre. Pouvoir de choisir ou de ne pas choisir un acte, de choisir entre le bien et le mal ;

Si quelqu’un agit de telle manière, c’est qu’il l’a choisit ainsi, c’est donc qu’il le veut bien. Qu’à un moment ultérieur du temps il puisse regretter ce qu’il a fait ne compte pas : s’il l’a fait à ce moment-là, c’est qu’à ce moment-là, c’était bien pour lui de faire ceci.

Autre exemple : quelqu’un qui se drogue. S’il se drogue, c’est qu’il aime la sensation que cela lui procure. Même si à des moments ultérieurs du temps il dit qu’il voudrait arrêter et qu’il demande de l’aide pour ce faire, il n’empêche, s’il n’arrête pas, c’est parce que, au moment où il choisit de s’administrer sa drogue, il désire cette sensation qui lui semble comme un bien à acquérir.

L’homme a donc toujours son libre-arbitre, sauf éventuellement sous hypnose. 

Je pense qu’il faut partir de ce principe : l’homme veut toujours ce qu’il se définit comme bien et c’est justement pour cela qu’il le veut. S’il le définissait comme un mal, sincèrement mais pas de pure forme, soit il fuirait soit il voudrait le détruire.

S’il veut des choses qui semblent aux yeux des autres comme un mal, c’est qu’il se définit en lui-même un bien qui est un mal pour les autres. Mais lui, il ne veut que son bien qu’il s’est définit en lui-même. Il est comme un Dieu, il se définit son propre bien et cherche à l’acquérir. On dira que sa volonté est déréglée.

Même un autiste qui tourne en rond pendant des heures des chiffons dans ses mains, il le fait parce qu’il aime bien cette sensation grisante. Puisqu’il fait ce qu’il aime bien, il a donc son libre-arbitre.

 

Ainsi, quelqu’un qui a la volonté déréglé, ceci au point d’être écarté de la société ou bien d’être mis sous tutelle, n’en garde pas moins son libre-arbitre. Il arbitre librement entre le bien et le mal. Certes, ce bien et le mal ne sont pas ceux qui sont défini socialement, non, mais ce sont ceux qu’il se définit en lui-même, librement.

 

Peut-être y a-t-il au fond une erreur de concept ?

En effet, quand on dit que quelqu’un n’a pas son libre-arbitre quand il ne parvient pas à choisir le Bien, de quel Bien s’agit-il ?

Il s’agit du Bien, tel que définit par la société !

Or s’il se plie au Bien tel que le définit par la société,

n’est-ce donc pas justement qu’il ne se permet pas d’arbitrer librement entre le Bien et de Mal ?


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