@maQiavel
Et bien regardez donc chaque enfant, dont les actes sont l’expression pure de leur sincérité. S’il aime quelque chose, alors il va vouloir la prendre. S’il ne l’aime pas, alors il va vouloir la fuir.
Maintenant, l’éducation nous éloigne quelque peu du comportement enfantin, mais cela reste une dominante : Lorsque l’on perçoit quelque chose, si on se le définit comme Bien, alors on l’aime, et on veut s’y joindre ; si on se le définit comme mal, alors on le craint et on veut alors s’en disjoindre. Chez Leibniz, c’est l’appétit de la monade.
Je puis cependant admettre que la chose doit être quelque peu nuancée, sur ce que la chose perçue, dans le sentiment synthétique qu’elle produit en nous, Bien ou Mal, est placée dans l’intellect toujours en rapport avec Soi-même, tel qu’on se le définit en soi-même, par conscience de Soi. Il se fait que celui qui s’estime mauvais aura une mauvaise conscience de Lui. Or, la "substance sentimentale" du Mal que l’on perçoit dans l’objet attirant en l’intellect le Mal que l’on perçoit de Soi, alors il tendra au Mal, comme il se l’est définit mais fuira le Bien, comme il se l’est définit ; ce qui peut le pousser au suicide à l’extrémité, ou à des comportements suicidaire sinon.
Mais mis a part ce complexe lié à une estime de Soi dégradée, qui fait agir à l’inverse du bon sens, la chose est telle que je le dis en général. Ce que l’on perçoit et qui donne le sentiment du Bien, on a envie le prendre (c’est pour cela que l’on parle de Bien de consommation, soit dit en passant).