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Commentaire de ffi sur Ainsi parlait Zarathoustra - Agoravox TV

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Commentaire de ffi

sur Ainsi parlait Zarathoustra


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ffi 25 mars 2015 17:59

@maQiavel

Déjà, je ne ferais pas une analyse selon toute les langues, puisque je ne les parle pas. Je pense dans la langue que je connais. Toi non plus d’ailleurs tu ne les connais pas, donc ce genre d’argument est parfaitement illusoire et virtuel.

 
Il faut mettre en rapport les cas cliniques des malades de la volonté. Les apathiques, par exemple, ils n’ont aucun problème pour définir ce qu’il serait bien qu’ils fassent, leur faculté de délibération étant intacte, ils leur manque juste le moteur du passage à l’acte qu’ils sont incapable de produire. Il y a des exemples de gens dans ce genre d’état, et Nietzsche en fut un. Mais parfois, certains qui restaient ainsi prostrés pendant des heures, suite à un acte de bravoure (sauver une dame de l’écrasement par une voiture par exemple), se sont trouvés complètement guéris de leur apathie. C’est qu’ils avaient retrouvé leur estime d’eux-même.

 

Ainsi, se définir quelque chose comme Bien en Soi ne suffit pas.

En fait, ce que tu n’a pas compris est assez simple : le fruit d’une délibération intellectuelle (par exemple juger la valeur d’un Objet) est mis, dans un second temps et dans l’intellect, mais à un niveau plus inconscient, en rapport avec Soi. De cette mise en rapport émerge une nouveau fruit dans l’intellect, qui décide de la mise en mouvement volontaire.

Si "Je" se définit comme "Bien", et si "Je" définit l’Objet perçu comme "Bien", il y a alors sympathie (en l’intellect) entre "Je" et l’Objet perçu, donc affinité de "Je" pour l’Objet perçu, c’est-à-dire attirance pour le Bien tel que "Je" se l’est défini.

Inversement, si "Je" se définit comme Bien, mais que "Je" définit l’Objet perçu comme Mal, alors il y a antipathie (en l’intellect) entre "Je" et l’Objet perçu, donc aversion de "Je" pour l’Objet perçu, donc répulsion loin du Mal tel que "Je" se l’est défini.

Le cas pervers inverse les termes :

Si "Je" se définit comme Mal, et que "Je" définit l’Objet perçu comme "Bien", alors il y a antipathie (en l’intellect) entre "Je" et l’Objet perçu, donc aversion de "Je" pour l’Objet perçu, c’est-à-dire répulsion loin du Bien tel que "Je" se l’est défini.

Inversement, si "Je" se définit comme Mal, et que "Je" définit l’Objet comme "Mal", alors il y a sympathie entre "Je" et "Lui", donc affinité de "Je" pour l’Objet, c’est-à-dire attirance pour le Mal tel que "Je" se l’est défini.

 

Le cas pervers résulte en souffrance par l’incapacité d’agir selon ce qu’on estime Bien, donc soit en attitudes suicidaires, soit en l’inhibition par soi-même de toute forme d’action pour éviter de faire des bêtises. C’est ce que la psychanalyse et autres méthodes de régulation morale essayent de soigner. Ce soin passe par une prise de conscience de soi et un travail moral à cet endroit, pour rétablir une bonne estime de Soi (réconforter, se réconcilier avec soi-même).

 

Mais puisque tu es en bonne santé morale, c’est donc que tu racontes n’importe quoi :

quelques synonymes de mépris : dédain, affront, refus, rebuffade, mésestime, camouflet, avanie, inconsidération, indignité, morgue, négation, pilori, pitié, hauteur, désintérêt, désaffection, dérision, dégoût, déconsidération, distance, couleuvre, arrogance, superbe.

quelques synonymes d’amour : passion, attachement, affection, flirt, amourette, caprice, tendresse, coeur, adoration, fanatisme, galanterie, liaison, inclination, dévotion, désir, bagatelle, badinage, ardeur, chaleur, goût, toquade, passade, fantaisie, enthousiasme, béguin, vénération, sentiment, intrigue, engouement, dévouement, tendance, sens, relation, penchant, flamme, culte, bluette, plaisir, grâce, feu, délicatesse, bouillonnement, aventure, amitié, mouvement, intérêt, idolâtrie, ferveur, entente, concupiscence, bricole, batifolage, babiole, piété, marivaudage, folie, charité, association, amusement, altruisme, admiration, mariage, mysticisme, pulsion, sensibilité, éros, fréquentation, fraternité, ange, biquet, enfant, estime, fièvre, dilection, faible, fleurette, hymen, hyménée, ivresse, maladie, passionnette, philanthropie, putto, touche, coup de foudre, coquetterie, Cupidon, Vénus, affect, amativité, archer, archerot, baise, concubinage, conquête, contemplation, Aphrodite...

En me disant que tu ne peux mépriser que ce que tu aimes, tu me dis que tu ne peux mésestimer que ce que tu estime, te désintéresser que de ce qui t’intéresse, être dégoûté que par ce que tu goûtes, être distant qu’avec ce qui t’attache, à quoi tu t’associes et à quoi tu te lies, tenir en désaffection que ce que tu tiens en affection, refuser que ce vers quoi tu inclines et ce vers quoi tu penches, faire affront qu’à l’objet de ton dévouement, envoyer des rebuffades qu’à l’objet de ta galanterie, donner des camouflets qu’a l’objet de ta tendresse, déconsidérer que l’objet de ton engouement,...etc

 

Il y a des limites à raconter n’importe quoi...


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