@jeanpiètre
Comme l’a bien dit Pegase. Les pouvoir temporels ont eu tôt fait de contester la suprématie de l’Église Romaine (Frédéric Barberousse, Phillipe le Bel, Henri VIII d’Angleterre). Les lumières en sont le versant tardif d’un point de vue philosophique. Voltaire, Hélvetius, Rousseau, Diderot,..etc ne se sentaient pas vraiment catholique. Et puis les massacres révolutionnaires, ça a existé aussi.
Le problème de la Raison, c’est qu’elle très systématique. En cas d’erreur dans les concepts de base, elle peut y faire persévérer en dépit de tout bon sens : si un raisonnement correct rend très intelligent, un raisonnement erroné rend totalement stupide.
Une religion ne fait appel aux raisonnements que de manière limitée, en tout cas pas trop au-delà du bon sens. Donc, c’est vrai, une religion, ça ne rend pas très intelligent, ce qui peut être un handicap, mais ça évite surtout d’être totalement stupide, ce qui est un gros avantage.
Les deux derniers siècles sont une bonne démonstration (par l’absurde aurait dit Camus) des limites de la Raison, une démonstration du chaos que son usage systématique engendre, successions de réussites et d’échecs, cycles d’expansion et de crises, le temps de déployer les théories en vogue, de constater leurs limites, puis de les amender pour produire la futur théorie en vogue, dont on constatera plus tard l’échec...
La stabilité est plus avantageuse que le chaos.
Il faut d’abord s’appuyer sur la Foi, la raison venant en sus.