@niQolas_d
On peut trouver des constantes. Le besoin de valeurs est quasi universel. Même chez des barbares en apparence sans foi, ni loi. Car vivre sans foi ni loi sont aussi des valeurs..
De même le besoin d’un paradigme sur le réel. Cela aussi est universel. Autant de paradigmes que de cultures, mais ce besoin est universel.
Eliade a montré aussi que l’homme est un animal religieux. Cela est aussi universel. Seule exception : notre modernité mais qui a aussi ses dieux : argent, renommée, etc..
Et qui recycle les vieux mythes sous des formes modernes : Lutte du Bien et du Mal, dans Matrix, Le Seigneur des Anneaux (mon précieux.. pardon pas pu m’empêcher), Star Wars, etc..
La dialectique Lumière/Ténèbres notamment est quasi universelle.
Bref, on pourrait trouver pas mal de choses qui sont communes. Jung parle d’inconscient collectif pour montrer qu’il y a beaucoup plus d’unité que ce que l’on croit communément chez l’animal humain..
Par contre la tentation de faire d’un -isme quelqu’il soit un universalisme est une pathologie de l’universalité.. Cela s’accompagne généralement de l’éradication de ce qui peut contrarier cette prétention. Christianisme diabolisant le paganisme, marxisme diabolisant la classe bourgeoise et les réactionnaires (hein Isga ?), humanisme moderne se parant de vertu et massacrant au nom du Bien, de la Démocratie et des Droits de l’Homme..
Avec à la clé le souci de faire rentrer l’autre dans son système : évangélisation des peuplades polynésiennes en leur enseignant une "pudeur" qu’ils ne connaissaient pas (comme s’ils n’avaient pas goûté au fruit du Serpent, oh les vilains), camps de rééducation marxiste, et le Je suis Charlie récent qui veut s’universaliser aussi, ceux qui ayant des doutes devant être remis dans le droit chemin comme une journaliste idiote l’affirmait haut et fort au JT…
Bref, la tentation universaliste est… universelle.