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Commentaire de ffi sur La fin de la démocratie ? ... et la naissance d'un nouveau philosophe ? - Agoravox TV

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Commentaire de ffi

sur La fin de la démocratie ? ... et la naissance d'un nouveau philosophe ?


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ffi 20 mai 2015 12:56

@Gollum
Tout savoir est une croyance qui s’ignore.

La partie de mon message que vous n’avez pas trouvée claire vous expliquerait pourquoi je ne peux croire en une communion actuelle en Dieu. Si elle existe, c’est nécessairement après la mort. L’âme de l’homme n’est fait que de chair. Dieu est toujours externe, quelques soient les efforts qu’on puisse faire. Par exemple, si vous adorez votre voiture, l’intensité de votre dévotion, l’abandon de vous-même à votre voiture, ne fera pas que tout-à-coup votre voiture vienne se situer en vous... Vous n’avez en vous qu’une représentation de votre voiture, et c’est sur cette représentation subjective que vous travaillez.

 

Face à une situation, nous avons un sentiment global. Cette situation nous vient par les 5 sens, 5 genres de perceptions, mises en relation avec la mémoire, que je désignerais en tant que reperception. On voit ici que le siège du sentiment fait d’une multiplicité (les 5 sens), par une opération (perceptions * reperceptions), une unité (le sentiment). Le siège du sentiment prend donc les choses en parallèle, mais il ne les prend pas précisément. Pour montrer le principe, supposons que chaque sens vienne par une lumière monochromatique, le siège des sentiment ne prendra que la figure d’interférence engendrée, qui sera confrontée aux figures d’interférence mémorisées : l’hologramme perçu sera mis en rapport avec les hologrammes reperçus. Bref, le siège des sentiments, qui est le coeur de la subjectivité, n’est sensible qu’à la trame des choses.

Ce fonctionnement doit être distingué de celui de la raison logique, qui prend les choses en séquentiel.

 

Il s’ensuit que les discours non séquentiels ne sont pas recevables par la raison, mais seront pris directement au niveau inférieur, celui du sentiment et des affections, le seul qui puisse manier ces données en parallèle. Ce genre de discours est celui des paraboles, des analogies, des métaphores, des symboles,... etc ; tous genres de discours, non logiques au sens propre, que l’on trouve dans les religions (mais aussi la pub et la propagande politique).

 

Ces genre de discours parlent aux sentiments et peuvent donc influencer nos affects, à un niveau sub-conscient, donc notre subjectivité elle-même. 

 

C’est là que joue le discours religieux : leurs métaphores sont mises en mémoires. Pour reprendre l’analogie ci-dessus, cela forme des hologrammes mémorisés, qui seront mis en rapport par reperception aux hologrammes issus de la perception. Cela permet donc d’ancrer les subjectivités de manière bien plus solide que des discours rationnels.

 

Ainsi, une subjectivité qui aurait des travers pourrait être corrigée par ce biais, via des discours métaphoriques. Mais cette influence n’est pas nécessairement bénéfique. Certains discours métaphoriques pourraient engendrer des travers. Et puis, ceci dépend aussi de la subjectivité interne : un discours métaphorique peut très bien corriger des travers chez l’un mais engendrer des travers chez l’autre.

 

Il y a une question des métaphores mémorisées, qui sont souvent des choses culturelles. J’ai connu bien des gens, déchristianisés, mais culturellement chrétiens, qui se sont précipités sur les religions exotiques (chamanisme, bouddhisme) : le résultat a le plus souvent été néfaste, avec accroissement des problèmes psychiques, jusqu’à la psychiatrie... Bon, faut dire que le coktail était agrémenté de prise de stupéfiant, ce qui n’arrangea rien.

 

Bref, Dieu est externe à soi et externe au monde comme soi est externe au monde. Pour faire évoluer sa propre subjectivité, nul besoin de s’infliger des croyances illusoires sur le monde. Dans ce cadre, toutes les métaphores que l’on peut se faire ne concernent ni le monde, ni Dieu, mais soi-même.


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