@Gollum
Désolé, mais quand Leibniz parle de Vérités (de Fait)... dont l’opposé est possible, c’est clairement l’évocation d’un paradoxe, paradoxe qui est mis au-delà des Vérités de Raisonnement... dont l’opposé est impossible.
Maintenant, je ne connais pas spécialement la logique chinoise, mais à ce que vous en dites, elle semble ne pas distinguer ces deux grands types de vérités, celles de Raisonnement (sans contradiction) et celles de Fait (avec contradiction), en conséquence de quoi elle semble chercher à plier la logique des Raisonnements à la logiques des Faits, donc à produire des raisonnements contradictoires.
C’est à mon avis une assez grosse erreur, qui aboutit à légitimer des Raisonnements paradoxaux, qui peuvent facilement devenir manipulatoires, ce qui n’est pas favorable à développer une vraie science, car la vraie science est précisément la capacité de trancher sans ambigüité par des raisonnements à priori. Cela expliquerait l’incapacité historique qu’à eu la Chine pour développer des théories scientifiques précises comme il fut en Europe.
Mais on est bien au cœur du sujet : l’incapacité de discerner entre les raisonnements et les faits. Vous dites qu’il faut plier les raisonnements aux faits. Or les faits sont contradictoires. C’est donc rendre les raisonnements contradictoires. Et c’est vrai que la MQ plie le Raisonnement aux Faits, intégrant les paradoxes qui se montrent dans les faits, directement aux prémisses du Raisonnement. Hélas, ce faisant, on cesse de chercher au-delà de l’apparence paradoxale des Faits, l’unité abstraite des raisons qui pourrait y exister.