@Rounga
1° le 28 mai 21:41, vous racontiez l’expérience qui consiste à projeter "quanta par quanta". Je vous répondais, intuitivement, que "le quanta, c’est une donnée spectrale", ce que vous me demandiez de préciser, ce que je viens de faire en montrant que le nombre de photon est directement relié au carré du module de la transformée de Fourier du signal lumineux. Le quanta est une quantité dans le spectre.
Maintenant, si l’on veut un seul photon de fréquence ?0, il nous faut un seul pic dans le spectre : un « dirac » ?(? - ?0), dont l’intégrale sur le spectre serait égale à ?h, ce qui mène à la distribution ?h ?(? - ?0).
Ce « dirac », ?h ?(? - ?0), est la transformée de Fourier d’une fonction temporelle du style de « l(t)= ?h/2 cos(2 ? ?0 t) ». Tel est un photon pur, donné en fonction du temps.
Or, cette fonction du temps est une ondulation continuelle. Si vous émettez par à coups, en pensant émettre photon par photon, vous faites erreur. Vous émettrez un train d’onde, qui sera un mélange de plusieurs fréquences... donc de plusieurs photons !
Voilà à peu près ce que je souhaitais vous dire par cette remarque que le "photon est une donnée spectrale". Le photon est caractérisé par une raie spectrale de hauteur ?h, en représentation spectrale, mais sa représentation dans le domaine temporel est une ondulation simple et continuelle. C’est la dualité temps-fréquence dont j’ai déjà parlé.
2° On pourrait prendre l’analyse à la façon des système. Soit le signal lumineux l_e(t,x,y,z) en l’entrée, et le signal lumineux l_f(t,s,y,z) en sortie.
Le dispositif expérimental réalise une transformation du signal d’entrée, que je noterais T. on a :
l_f(t,s,y,z) = T [l_e(t,s,y,z)]
Si on change le dispositif, en plaçant un détecteur à proximité pour détecter le passage de l’onde, on change la transformation T, donc le signal en sortie.
Pour un signal continu en entrée, monochromatique, l’expérience d’interférence engendre en sortie un signal de type sinus cardinal, qui est la transformée de Fourier inverse de la fonction Porte. C’est très visuel : La "porte" entre les deux fentes est projetée sur l’écran en sinus cardinal : le dispositif réalise donc la transformation de Fourier inverse de la géométrie de l’obstacle.
Pour un signal discontinu en entrée, "photon par photon", le problème est différent : il y a réponse impulsionnelle du dispositif à considérer, qui provoque généralement l’apparition de Tavelure, donc d’une granularité, en plus de la figure d’interférence.
Maintenant, si en plus vous cherchez à détecter par où passe l’onde, vous devez la percevoir d’une certaine manière, ce qui change donc la transformation réalisée par le dispositif expérimental, donc le signal en sortie.
Comme l’on ne connait pas à priori l’expression exacte de cette nouvelle transformation, on peut toujours imaginer qu’elle existe et qu’elle explique l’observation en sortie. Ainsi, c’est à vous de démontrer qu’il n’existe aucune Transformation de l’onde en entrée qui puisse engendrer le type de signal constaté en sortie. Dans l’attente de cette démonstration, rien n’interdit de supposer que nous sommes toujours en présence d’une onde, face à une Transformation inconnue, laquelle est éventuellement déterminable.
[NB : De toute façon, l’on sait déjà qu’il existe des dispositifs expérimentaux qui permettent de rendre la lumière cohérente, comme le Laser par exemple, donc je doute que vous puissiez démontrer l’impossibilité de ce que le motif constaté provienne d’une onde]
Il n’y a donc aucune raison de supposer une dualité onde/corpuscule suite à ce genre d’expérience. C’est un choix théorique. Certes, tenir des discours paradoxaux permet de subjuguer l’auditoire, mais, en science, ceci est interdit, puisque cela permet d’éviter toute forme de réfutation, en intégrant la contradiction dès les prémisses...
Pour ma part, je veux des choix théoriques cohérents et sans contradiction, donc je tiens la lumière uniquement comme une onde.