@Rounga
Le principe ondulatoire est que chaque point d’un front d’onde est source d’une émission secondaire. Cela dit, il peut toujours exister des directions de propagation privilégiées, en particulier si l’espace n’est pas isotrope. Certes, l’onde peut être définie partout, mais à certains endroit l’amplitude peut être négligeable. Mais tout ceci dépend du genre d’onde que l’on considère. Il y a les ondes progressives et les ondes stationnaires. Les ondes planes progressives ont une direction assez précise de propagation (même si elles tendent à s’éparpiller). Par exemple, il est bien connu que les antennes dipôles ont certains angles morts. Les antennes hélices, elles, sont très directionnelles. On les utilise, agrémentée d’une parabole, pour transmettre directement de pylône à pylône : si l’antenne est mal pointée, la transmission ne se fera pas.
Maintenant si l’énergie de l’onde se dissipe en un point, cette énergie ne peut plus ce propager, donc ce point n’est plus une source de réémission. Le milieu a absorbé l’énergie, l’onde en a perdu, l’onde s’est en partie éteinte.
Pour l’expérience photon par photon, l’énergie de l’onde est minimale. C’est le détecteur qui, pour capter le photon, doit faire se dissiper l’onde. Le point du détecteur n’étant plus une source de réémission, c’est donc une probabilité d’autant moins grande qu’un autre détecteur puisse constater l’onde en un autre point. On ne peut pas dissiper plus d’énergie que l’onde n’en transporte. Si l’onde comporte juste suffisamment d’énergie pour être détectée en un point, ce n’est pas étonnant que l’on ne la détecte pas en deux points. La position du point de dissipation est aléatoire mais astreinte aux zones où toutes les ondelettes arrivent en phase. Mais une succession d’expérience redonnera la figure d’interférence complète.