La religion, vu comme « conspiration » est ainsi complètement caractérisée par les phénomène de con-aspiration, de con-inspiration, et de con-respiration. Vu ainsi, la République Française fut de fait un programme religieux :
La con-aspiration fut de « se libérer de la tyrannie de la monarchie catholique ». La con-inspiration fut de « fonder l’instruction sur les lumières de la raison », c’est-à-dire de puiser ses inspiration chez la secte des philosophes du XVIIIe siècle. La con-respiration consiste en toutes les fêtes républicaines.
Telle est la « conspiration républicaine », la religion de la République. L’aspiration initiale est déjà réalisée, donc s’est asséchée, produisant l’immobilisme. C’est déjà la plus grande erreur du programme : une con-aspiration, pour engendrer un mouvement permanent, ne peut qu’être irréalisable ici-bas, elle ne peut que viser un au-delà. Atteindre la paradis, ou bien le Nirvana, voilà des programmes pour l’éternité, pour tous les hommes, en tous lieux ! La religion de la République est morte-née. Il lui faut absolument entretenir la peur du retour de son ennemi pour maintenir sa légitimité, c’est-à-dire entretenir éternellement dans l’imaginaire de ses sujets la présence de la monarchie catholique pour maintenir la con-aspiration qui la fonde en vie.