@Qaspard Delanuit
Prendre wikipédia comme source de définition du mot croyance ? Ce serait poser le sujet sur la caricature, la parodie, la farce, voire la contrefaçon...
Il faut prendre les définitions sur le centre national de ressources textuelles et lexicales. CROYANCE :
A. Action de croire
1° Certitude plus ou moins grande par laquelle l’esprit admet la vérité ou la réalité de quelque chose.
2. Adhésion
de l’esprit qui, sans être entièrement rationnelle, exclut le doute et
comporte une part de conviction personnelle, de persuasion intime
a) Spéc., en matière relig. Synon. foi
b) Action, fait d’avoir confiance en quelqu’un.
En vérité, je vous le dis, dans cette réalité si mystérieuse et si imprévisible, l’homme est amené à admettre nombre de chose dont il n’a pas la démonstration ultime, donc l’homme, la plupart du temps, croit. C’est par excès d’assurance qu’il prétend savoir. C’est pourquoi, les gens, en général, ne sont jamais d’accords : si les gens percevaient immédiatement la vérité sans faille, ils seraient toujours d’accords.
Ne rien croire impliquerait avoir tout démontré. Or il est impossible d’avoir tout démontré. Donc il est impossible de ne rien croire.
Ceci est d’autant plus vrai quand les évènements se bousculent, et qu’il lui faut agir : le temps de la démonstration lui manque. Ainsi, l’homme agit 99% du temps selon ce qu’il croit.
Et il ne peut faire autrement : croire est une nécessité.
La question n’est donc pas : « faut-il croire ou ne pas croire », puisque croire est une nécessité, mais plutôt : « comment faut-il croire ? ».
À cette dernière question, je réponds :
1° Déjà, avoir conscience que l’on croit (le croyant sait qu’il croit, le sachant croit qu’il sait).
2° Assigner un « degré de certitude » à ses croyances.
3° Agir selon ses croyances, mais modéré selon leur degré de certitude.
Ainsi, le croyant fanatique est en vérité « un sachant », puisqu’il ignore qu’il croit et qu’en conséquence sa croyance n’est modérée par aucun degré d’incertitude.