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Commentaire de ffi sur De l'ingénierie sociale, par Éric Guéguen - Agoravox TV

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Commentaire de ffi

sur De l'ingénierie sociale, par Éric Guéguen


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ffi 24 février 2016 02:34

@Qaspard Delanuit
Pour les commandements de Moïse comme pour les limitations de vitesse, clairement, il s’agit de prescriptions légales (cf déontique), destinées aux sujets d’un pouvoir politique. Ces prescriptions peuvent être ou bien respectées, ou bien enfreintes, c’est de l’ordre du choix du gouverné, dont la responsabilité est engagée devant le pouvoir.

Mais pour ce petit homme qui naît en tant qu’être dépendant (de ses parents), ce n’est pas un choix, c’est une fatalité. Il ne peut jamais faire le choix contraire, quand bien même le voudrait-il, et d’ailleurs, il ne le veut pas, puisqu’il les aime, ses parents.

Or qu’est-ce qu’une fatalité, si ce n’est le révélateur d’une nécessité physique, donc d’une chose (cause) qui est hors du gouvernement des hommes ?

Une nécessité physique, on la doit, sans pouvoir s’y opposer, comme l’on doit tomber sous la nécessité de la pesanteur.

L’assertion révolutionnaire « les hommes naissent libres et égaux en droits » est la déclaration d’un principe impossible, analogue à ce que serait l’assertion « les hommes ne subissent pas la pesanteur ».

Il est fou celui qui prétend pouvoir l’impossible. « La liberté, c’est pouvoir ce qu’on veut, et vouloir ce qu’on doit » disait Bossuet.

Or tout homme doit passer par l’étape de l’enfance, où il est dépendant et où il a moins de droits que les adultes. Cela dit, malgré ce principe idiot à sa base, la législation reconnaît bien ce fait par ailleurs, car elle distingue mineurs, sans droits politiques, et majeurs, avec droits politiques, preuve qu’il reste un peu de bon sens.

Mieux vaudrait fonder la législation sur des réalités. Cela passe par poser à son fondement des principes conformes aux nécessités, afin de maintenir ce que l’homme veut dans les limites de ce que l’homme doit.


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