Petite nota bene. Le seul mot qui n’est pas traduit ici, hsiang-tch’eng ?? signifie littéralement "supprimer la ville", "faire disparaître la cité", "enlever les murailles", etc. Tous ces sens pouvant être combinés. Je vous laisse le soin d’intégrer tout ça dans le corps du texte.
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Quant à la vidéo, qui est tout de même à la base de l’article, je rejoindrai pour être concis la vue de Medialter, en partie. À savoir qu’avant de se revendiquer patriote, français, il convient d’expliciter avant tout le regard que l’on porte sur l’histoire de ce pays : ce qu’on est prêt à mettre en avant, et ce qu’on s’engage à condamner.
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Se dire français sans préciser quel sens nous donnons à ce mot, c’est cautionner l’histoire officielle transmise par l’Éducation nationale. Vaste sujet. Un tout petit exemple : on dit que la condition paysanne s’est améliorée suite à la révolution de 1989. Si l’on retourne aux archives, c’est une tout autre histoire qui nous est contée.
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C’est un sujet glissant car les termes le sont, il faut donc commencer par les définir. Lorsqu’on parle de patrie, on sous-entend la nation, mais quelle signification donner à la nation ? Si on lui donne le sens courant qu’on apprend à l’école, à savoir corréler nation et État, alors certains — je m’inclue dans le lot — diront tout simplement non, nous ne nous considérons pas de cette France.
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La France chrétienne, mais de quelle chrétienté ? La France des communautés paysannes en insurrection permanente au cours de l’histoire (où en parle-t-on ?) contre le pouvoir étatique et celui de l’Église, revendiquant l’établissement du royaume du Christ, ici et maintenant ; celle qui veut reformer l’Ecclesia, l’assemblée des hommes qui se retrouve en l’être de l’amour, et qui pose l’amour de l’Être, oui. Et non de la chrétienté comme institution ecclésiastique, vil appareil aliénatoire.
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On ne va pas s’appesantir, mais Éric Guéguen et son air condescendant, arborant en gros Platon et Aristote derrière lui, il peut aller se rhabiller. Il ferait mieux de commencer par relire Hegel par exemple, qu’on aperçoit dans sa bibliothèque ; et qu’il le médite patiemment, avant d’ouvrir la bouche.