@Gollum
SPINOZA : Il n’y a aucun dogme sur l’imperfection du monde en christianité. Au contraire.
Simplement, la théologie de Spinoza est moniste (une seule substance divine, divisée en parties), tandis que la théologie chrétienne est pluraliste (une seule substance divine qui créa la pluralité des substances). La première repose sur l’immanence, la seconde sur la transcendance.
Après (libre-arbitre), vous connaissez bien, et vous l’avez rappelé, les conséquences de ces deux postulats dogmatiques sur ce point. De mon point de vue, le postulat pluraliste correspond mieux à la réalité concrète. Je ne vois pas comment on peut dénier la pluralité des finalités.
HORS DU TEMPS : Être hors du temps ne signifie pas être immuable, plutôt ne pas le subir. Si Dieu peut prévoir, c’est plutôt par omniscience à mon avis. Mais je ne crois pas vraiment à une pré-science absolue de Dieu des actes de ses créatures, c’est plutôt Luther et les Jansénistes qui croient à ça, ceci par le simple fait que Dieu a donné le libre-arbitre à ses créatures. Mais, comme votre croyance est que nous sommes totalement déterminés, vous peinez à le comprendre.
De fait, dans le monde il y a de la contingence, tout n’obéit pas à la nécessité. Si Dieu n’avait pas laissé la place à la contingence, l’univers serait une prison. Ainsi, Dieu impose les nécessités, mais laisse ses créatures libres d’agir à leur guise face aux contingences. Il y répond après-coup, par contingence à son tour.
ORDRE DE LA CRÉATION : Pourquoi Dieu ne maîtriserait-il pas la lumière et la chaleur ? Ce sont de simples phénomènes physiques de mise en vibration de la matière. L’homme lui-même peut maîtriser ces phénomènes.