À l’Ecole Pythagoricienne, on enseignait l’unité de la nature féminine, dont le principe de vie ne se divise jamais : c’était le nombre 1. Et la dualité de la nature masculine dont le principe de vie se divise en deux parties : l’une pour être conservée et l’autre pour être donnée à la génération : d’où le nombre 2.
L’unité féminine était appelée la Monade, parce que la femme est l’être indivisé, d’où le mot individu.
La dualité masculine était la dyade. En latin, on disait homo duplex pour désigner la contrariété du cœur et de la raison, la duplicité (le double), suprême mystère de l’existence de l’homme.
Ce grand mystère, c’est la loi des sexes.
« Je ne pourrais entrer dans la discussion du fameux symbole de Pythagore, un-deux, sans dépasser de beaucoup les bornes que je me suis prescrites, écrit Antoine Fabre d’Olivet ; qu’il me suffise de dire que, comme il désignait Dieu par 1 et la matière (l’homme) par 2, il exprimait l’Univers par le nombre 12 qui résulte de la réunion des deux autres : un, deux, « en, duo ». C’est le même symbole de Fo-hi, si célèbre parmi les Chinois, exprimé par une ligne entière — 1 (Yang) et une ligne brisée - - 2 (Ying) ».
NB : Mystère de l’Immaculée-Conception
Dans toutes les Écritures antiques, la Maternité est considérée comme immaculée et les Déesses-Mères sont dites Vierges-Mères.
Ce cas n’est pas une exception, il s’applique à la généralité des femmes.
C’est que, dès cette haute antiquité, on connut la loi du Sexe féminin, et ce qui le prouve, c’est qu’elle est expliquée dans tous les Livres sacrés.
Quand on parle devant des libres-penseurs de l’Immaculée-Conception, ils s’esclaffent et répondent : « Quelle bourde ! comment peut-il y avoir une conception immaculée, c’est-à-dire opérée autrement que par les procédés des modernes ? »
Cette réponse prouve qu’ils ne connaissent pas la loi des sexes, pas plus du reste que l’évolution des langues. S’ils connaissaient cette dernière évolution, ils sauraient que le mot Vierge signifie intégrité de l’Esprit. La première religion ne s’occupait que du plan spirituel. C’est dans les religions masculinistes qu’on a mis la psychologie féminine sur le plan sexuel, et alors le mot virginité est devenu intégrité du sexe.
La question n’est donc pas de savoir si la femme, vierge ou non, est plus ou moins sexuée, mais de savoir qu’elle est autrement sexuée, et c’est ce que toute l’antiquité théogonique savait.