@bubu12
Par contre il y a un IHU qui n’accepte pas
les résultats des essais cliniques concernant l’hydroxychloroquine, c’est
triste.
Il existe au
moins des centaines d’études cliniques qui ont été conduites dans le monde, qui
ont produit toutes sortes de résultats, bons et mauvais. Mais les conditions n’ont
pas été les mêmes : certains ont ciblé des malade sévèrement atteints, d’autres,
de simples porteurs de virus, les dosages ne sont pas les mêmes selon les
essais, certains ont associés d’autres médicaments, etc... A la confrontation
de ces essais, la question de l’efficacité ou non de l’HCQ contre le covid n’est
pas pertinente. Le travail pertinent serait de discriminer pour cibler les
conditions permettant l’efficacité de l’HCQ, s’il y en a, indiquer où le médoc n’est pas utile, ou
encore contre indiqué. Or ce travail est écrasé par un débat public imposant, avec toutes
ses mauvaises raisons, de répondre si l’HCQ « c’est bien » ou « ce n’est
pas bien » contre le covid.
Il faut
ajouter à l’inefficacité du débat, les essais abandonnés car ils ne confirment pas les attentes du promoteur
ou du commanditaire.
http://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/hycovid-larret-de-lessai-francais-sur-lhydroxychloroquine-est-il-une-faute-grave
Cela peut
aller dans l’autre sens. Didier Raoult (je le dis de mémoire, mais c’est à peu
près ça) avait commencé avec des nouveaux contaminés et des malades sévères
parmi son premier lot. Il y a eu 3 morts, je crois, qui étaient les malades sévères,
à sa première publication sur 24 patients. Il a fait évoluer les conditions de
son essai en n’acceptant que des nouveaux contaminés, ou à peu de comorbidités
et il a orienté les sévèrement atteints vers les salles de réanimations. C’est
ce qu’il n’a pas clairement renseigné avec ses premiers résultats.
La
publication du Lancet indique assez que la question de la fiabilité des
résultats est incontournable. On ne peut pas prendre pour argent comptant des résultats cliniques.
La question
de l’HCQ est d’autant plus impossible en France, avec d’un côté le promoteur,
Didier Raoult, qui le propose associé à l’AZT et maintenant le zinc pour des
nouveaux contaminés, afin de débarrasser du virus, alors que les autorités
sanitaires et politiques n’admettent de l’examiner à l’utilisation que pour des
malades avancés avec des dégâts physiques associés aux effets du virus.
Alors
avec d’un coté quelqu’un qui cherche un traitement qui pour agir contre le
virus avant l’arrivée des dégâts, de l’autre des autorités qui veulent
démontrer que ce traitement n’a plus guère d’action voire des effets toxiques
sur les dégâts déjà accumulés, le dialogue de sourds peut durer longtemps.