« Le socialisme Fabien, dit G. Boulianne, est un « mélange » de fascisme, de nazisme, de marxisme et de communisme réunis. Cependant, c’est beaucoup plus mortel, ajoute-t-il, parce que c’est beaucoup plus intelligent et subtil. La seule différence entre le socialisme Fabien et le communisme, ajoute G. Boulianne, réside dans le fait que les communistes s’emparent de votre maison en envoyant directement la « police secrète » frapper à votre porte. Les socialistes Fabiens le font beaucoup plus subtilement et intelligemment en augmentant progressivement les impôts fonciers et les taxes foncières, et enfin, lorsque vous ne pouvez pas les payer, ils envoient leurs « inspecteurs des impôts locaux » de votre région pour vous enlever votre maison, mais, au final, le résultat est le même. ».
La « Fabian Society » ou « Société Fabienne », explique G. Boulianne, « est un mouvement radical basé à Londres dans le but de renverser l’ordre existant et d’établir un gouvernement mondial socialiste contrôlé par ses dirigeants et par les intérêts financiers qui leur sont associés. ».
NB : Précisons que le nom « FABIAN » choisi pour cette organisation provient du nom du général romain Quitus FABIUS Maximus (nom porté par les « Fabii », membres de la gens « Fabia » de la Rome antique). C’est lui qui, au IIème siècle avant notre ère, vint en Gaule et tailla en pièces les tribus confédérées d’Arvernie qui luttaient pour l’indépendance gauloise et contre l’invasion romaine. Ce nom est aussi une indication précieuse sur la méthode ou la tactique adoptée par cette « Organisation » : à l’instar de son ancêtre, le général romain Quintus Fabius Maximus Verrucosus, qui avait comme surnom « Cunctator » (le Temporisateur) dans sa lutte contre Hannibal, les « Fabiens » se déclarent partisans de la tactique d’étude et d’attente afin de frapper fort au moment choisi. Aussi, pour les hommes de la « Fabian Society », la réorganisation de la société sur des bases socialistes devait s’établir selon le même modèle : une pénétration lente, patiente et discrète, d’en haut, à travers la fondation d’écoles et d’universités qui forgeraient les futurs cadres des États, des administrations publiques et privées, des industries, en un mot les technocrates.
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