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Commentaire de ffi

sur Éoliennes : « Derrière ce symbole de l'écologie, c'est un désastre écologique. »


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ffi 8 juillet 2025 21:07

@ffi
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/petrole-de-schiste-americain-vers-la-fin-de-lage-dor-1029393

Des besoins de financement permanents

Comme dans toute révolution industrielle, le boom du pétrole de schiste aux Etats-Unis a pris son essor grâce à deux moteurs : la technologie et la finance. Face à la nécessité d’investir, le problème majeur que rencontrent aujourd’hui les sociétés spécialisées est l’équation économique propre à ce type d’extraction. Dans ce secteur en effet, il faut sans cesse renouveler les forages, ce qui nécessite des besoins de financement permanents.

Pour les trouver, les entreprises ont souvent recours à la mise en place de couvertures sur les marchés à terme pétroliers. Mais lorsque les financements se raréfient, les entreprises qui n’ont plus les moyens de mettre de nouveaux puits en production cessent de se couvrir sur les marchés à terme. S’enclenche alors le cercle vicieux identifié par l’économiste de l’énergie Philippe Verleger : la réduction des opérations de couverture se traduit par une réduction de la capacité d’emprunt, qui se traduit à son tour par une réduction des activités de forage.

Le revers de cette nouvelle ruée vers l’or noir, c’est qu’entre 2010 et 2018 les « fracking companies » ont généré un free cash flow négatif de 181 milliards de dollars. « Et qu’entre juin 2015 et décembre 2018, pas moins de 167 d’entre elles ont fait faillite, avec à la clef, 95 milliards de dollars de dette », soulignent le Sightline Institute et l’Institute for Energy Economics and Financial Analysis dans une étude parue en mars .

 Au premier trimestre 2019, la tendance s’est poursuivie avec huit nouvelles faillites et une ardoise de 3 milliards de dollars. Or constate Benjamin Louvet, qui parle d’un secteur « drogué à la dette », les financements se sont fortement réduits en 2018, leur total, tant en actions qu’en obligations, a même touché un « plus bas » de 10 ans. « Il est possible que non seulement la production de pétrole de schiste croisse moins vite cette année mais même potentiellement qu’elle recule ». 

Autant d’éléments qui pourraient refroidir les investisseurs.

Jean-Michel Gradt


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