La plupart des grands poètes arabes ou persans appartiennent à l’ordre des Soufis. L’un d’eux, Saâdi, qui fut prisonnier des Croisés, est l’auteur du Gulistan (Jardin des Roses). Avicenne fut affilié à l’ordre, Averroès aussi, et nous faisons remarquer que leurs deux noms commencent par Avé, nom divin chez les Israélites (AVÉ OU ÉVA c’est le même nom lu de droite à gauche comme lisent les Hébreux ou de gauche à droite suivant l’usage des Européens).
Ce détail a dû être remarqué car, par réaction, on a fait de Avi-cenne, Ibn-Sina et de Ave-rroès, Ibn-Roschd. Rappelons que « Ibn » ou « Ben » est un mot arabe signifiant « fils de ».
Les Israélites, dispersés sur la surface du globe après la prise de Jérusalem, portèrent dans la société nouvelle les traditions du monde ancien. On les appelait Juifs, quoique les vrais Juifs eussent presque tous passé au Catholicisme, et fussent devenus les plus ardents adversaires des anciens représentants des tribus d’Israël.
Ils avaient puisé dans les écoles arabes un grand savoir qu’ils répandaient partout où ils passaient. Ils avaient traduit en hébreu plusieurs ouvrages de philosophie arabe, et on traduisit bientôt ces traductions en latin, ce qui permit de les répandre. Elles arrivèrent ainsi jusqu’à Paris.
Victor Cousin appelle les Juifs « des courtiers philosophiques ». Mais ils ne se bornèrent pas à traduire, ils produisirent des grands hommes comme Avicébron et Maïmonide, qui furent les continuateurs d’Avicenne et d’Averroès.
NB :On sait que le mot Phénicie vient du mot Phénix. Maintenant, si nous écrivons le mot Phénix avec un V au lieu du « Ph » grec, nous avons Venix, dont les Latins ont fait Vénus. C’est une terminaison masculine. Le féminin serait Vena. Parmi des inscriptions celtiques, on trouve « Bena, sacra Bena ». Et on donne au mot « Ben » la signification de femme. Alors, sans doute, Femme Divine. Rappelons encore qu’en hébreu, « Bar » (« Fils ») est le pluriel de « Ben ». « Ben » représente donc l’Unité, c’est-à-dire « le Principe dont sort toute multiplicité ».
Vénus serait donc le nom même de la Femme, « Ben » ou « Ven » : dans certaines langues, le B et le V se confondent ; c’est la prononciation qui les différencie. Or nous trouvons qu’on représente Vénus par l’oiseau Vennou ou Bennou, qu’on appelle le Phénix des Grecs. Comme dérivé de « Bena » (Vena), nous trouvons chez les Celtes la Déesse Bendis ; elle a des serviteurs qu’on appelle Bendès, Bender. « Bendis » est devenue « Bhavanî » aux Indes. Chez les Israélites, nous trouvons les « Beni-Israël ».
Les Vénètes étaient les disciples de Vénus. Strabon nous donne les premières idées de cette origine en disant que les Vénitiens de l’Adriatique étaient une colonie de Vénètes gaulois. En Gaule, les vénètes avaient une importante colonie sur le territoire où l’on fondera la ville de Vannes. Ce nom, corruption de Veneta, restera dans certaines régions du Nord où la particule « Van » se mettra devant les noms pour les ennoblir. Cela indique « serviteur de Vénus ». « Van » est devenu « Von » chez les Saxons.
Nous retrouvons cet usage de mettre le nom de la Femme, « Van » ou « Von », devant les noms propres, dans l’habitude de mettre EVA (HeVaH), divine Mère chez les hébreux (d’où Ève), devant les noms : Eva-Marie, Ave-Maria...
Toute vraie connaissance est un ressouvenir. C’est pourquoi Platon dit que « tout ce que l’homme apprend est déjà en lui » et qu’Ibn Sina (Avicenne) exprime ainsi : « Tu te crois un néant et c’est en toi que réside le monde. ».
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