Commentaire de Étirév sur Ayn RAND - L'égoïsme est une vertu - Agoravox TV

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Commentaire de Étirév

sur Ayn RAND - L'égoïsme est une vertu


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Étirév 7 décembre 2025 09:07

L’ÉGOÏSME
C’est par le mot « avarice » que le dogme catholique désigne l’égoïsme.
On peut dire que cette préoccupation du moi ou du mien est le premier degré des conséquences fatales de la sexualité masculine, et en même temps le plus général : il existe chez presque tous les hommes. Regardez autour de vous, examinez ceux que vous connaissez, combien en trouvez-vous dont les actions ne sont pas guidées par un intérêt personnel ?
« L’égoïsme en chaque homme a des racines si profondes que les motifs égoïstes sont les seuls sur lesquels on puisse compter avec assurance, pour exciter l’activité d’un être individuel. »
Ces paroles sont de Schopenhauer, l’homme qui, peut-être, connaissait le mieux les caractères de la déchéance, parce qu’il les étudiait en lui-même.
« Dans ce monde chacun de nous ne voit que soi-même, ou à peu près, mais il est vrai qu’il se voit, pour le moins, aussi gros que le monde entier. » Edmond Thiaudière.
Pourquoi l’homme est-il égoïste ? Qu’y a-t-il de particulier dans sa nature physiologique qui fasse naître, dans le sexe mâle tout entier, ce sentiment personnel qui n’est pas dans l’enfant et qui n’est pas dans la femme ?
Nous y voyons une conséquence psychologique d’une disposition du système nerveux. Voici :
Le système nerveux sensitif, encéphalo-rachidien, est expansif dans son développement, il va du centre à la périphérie, du moi au monde extérieur ; il engendre l’altruisme, c’est-à-dire l’amour qui va de l’individu au dehors ; aux autres (sans passer par le système sexuel).
Le système nerveux sympathique va du cerveau et des centres rachidiens, à l’être sexuel. Il prend, dans l’encéphale (le système altruiste) l’élément de vie (et d’amour) pour le rapporter à l’individu central, au moi sentimental.
Suivant que les individus aiment par le cerveau ou par le grand sympathique ils sont altruistes ou égoïstes.
Autre conséquence du même fait.
Le système nerveux sympathique anime les organes des sens. Ce qui se voit, ce qui se touche, devient l’objet d’amour, c’est-à-dire de convoitise pour l’homme qui vit surtout par cette sensibilité spéciale ; il aime l’or qui brille, le bijou qui scintille, l’étoffe aux couleurs brillantes, les galons d’or, etc.
Ceux qui aiment par le cerveau ne s’attachent pas aux choses concrètes, matérielles, ils mettent leur attention dans les choses abstraites, celles que l’on ne peut ni voir ni toucher et que la pensée seule atteint : le vrai, le beau, le bien, le juste, etc.
L’altruisme est la base des relations sociales, c’est le principe de l’équité, de la politesse, de la déférence du respect, en un mot de tout ce que nous résumons dans le mot : éducation.
Le devoir de l’éducateur est de travailler à changer en altruisme l’égoïsme de l’enfant, aussitôt qu’il commence à poindre, afin qu’il apprenne de bonne heure à résister à cet envahissement personnel.
Toutes les morales basées sur une saine philosophie ont recommandé l’altruisme et condamné l’égoïsme.
Rappelons que le mot cœur est le symbole qui représente le grand sympathique. Quand c’est lui qui aime, et qui aime surtout l’or, c’est le cerveau qui est dépravé. Dire cœur dépravé, c’est dire quelque chose d’absurde attendu que l’amour du cœur déprave toujours l’esprit, c’est son rôle.
La doctrine du « tout pour moi » est celle qui règne dans la société moderne. Chaque homme la pratique comme il peut, dans la limite de sa puissance. Ce sont les femmes et les enfants qui en sont victimes, parce qu’ils sont dans l’impuissance psychologique de lutter avec les mêmes armes ; ils répondent par leur altruisme à ceux qui les dépouillent par égoïsme.
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