@yoananda2 & micnet
On peut rajouter que le début de la contestation de l’humanisme fut Nietzsche, avec son Dieu est mort (assez mal compris du reste, il s’agit ici de l’image de Dieu telle qu’on se l’ait forgé à savoir un Dieu extérieur à sa création, sorte de magicien Harry Potter capable de tout et de n’importe quoi et moralisateur désirant un culte, être obéi, etc, etc) et l’Humanisme est mort avec dans la foulée puisque l’Humanisme découle directement de cette image de Dieu, bon , compatissant, toussa... plaçant l’homme au centre de toute chose...
J’ai demandé à Gemini ce qu’il en pensait :
Nietzsche était il humaniste ?
Pour répondre directement : non, Friedrich Nietzsche n’était pas un humaniste. Il est même considéré comme l’un des critiques les plus féroces de l’humanisme moderne.
Cependant, sa position est subtile. S’il rejette l’humanisme traditionnel, c’est parce qu’il estime que ce dernier n’est qu’une illusion qui affaiblit l’Homme au lieu de le grandir.
Pourquoi Nietzsche rejette-t-il l’humanisme ?
Nietzsche s’attaque à l’humanisme classique (issu des Lumières) pour trois raisons majeures :
- Le culte de "l’Homme" remplace le culte de Dieu : Pour Nietzsche, l’humanisme moderne a commis l’erreur de détrôner Dieu pour mettre "l’Humanité" avec un grand H à la place. Il y voit une forme de religion déguisée.
- Le refus de l’égalitarisme : L’humanisme défend l’idée d’une dignité humaine universelle et d’une égalité entre tous les individus. Nietzsche, farouchement élitiste, rejette cette idée. Selon lui, les hommes ne sont pas égaux en valeur ni en puissance, et vouloir les égaliser par le bas mène au nihilisme et à la médiocrité (ce qu’il appelle l’avènement du « Dernier Homme »).
- Une vision morale de la compassion : L’humanisme valorise la pitié et le soulagement de la souffrance. Pour Nietzsche, la souffrance est nécessaire à la grandeur et au dépassement de soi. La pitié humaniste est une "morale d’esclaves" qui affaiblit les forces vitales.
Sa véritable ambition : Le dépassement de l’Homme
Plutôt que de vouloir préserver ou vénérer l’homme tel qu’il est, Nietzsche veut le surmonter. C’est le cœur de son concept du Surhomme (Übermensch).
« L’homme est une corde tendue entre l’animal et le Surhomme, une corde au-dessus d’un abîme. »
— Ainsi parlait Zarathoustra
Dans cette perspective, la philosophie de Nietzsche est qualifiée d’anti-humaniste ou de post-humaniste : l’être humain actuel n’est pas une fin en soi, mais une transition, une matière brute qui doit se métamorphoser par sa propre Volonté de puissance.
Une nuance : Un humanisme "supérieur" ?
Certains commentateurs soulignent que Nietzsche partage un point commun avec les humanistes de la Renaissance (comme Montaigne) : l’amour de la culture, des arts et de la liberté de l’esprit.
Il ne déteste pas l’être humain, il déteste ce qu’il est devenu à son époque (bourgeois, conformiste, affaibli par la morale chrétienne). En exigeant que l’homme crée ses propres valeurs sans s’en remettre à un Dieu, Nietzsche place une responsabilité immense sur les épaules de l’individu. C’est en ce sens que les philosophes existentialistes (comme Jean-Paul Sartre) se sont plus tard inspirés de lui pour fonder, eux, un certain existentialisme humaniste.
Je rajoute que Spinoza fut un précurseur puisque il a sérieusement écorné l’image même su Dieu créateur,, ce que Nietzsche avalisait du reste..
Mais à mon sens, c’est vraiment Nietzsche qui marque le début de cette fin de l’humanisme... pas encore réellement visible mais ça va venir...
Et comme le dit mon fiston les sciences ont avalisé la chose de par les neurosciences, l’éthologie, et même la cosmologie où il n’y a plus aucun centre nulle part...
Donc le mouvement est en marche, il s’agit du Yin croissant au sein d’un Yang encore majoritaire..