Je ne comprend pas qu’un type qui se contente d’accoler des adjectifs sans aucun sens à ce mouvement de grève étudiante puisse se faire passer pour un philosophe et passer à la télévision.
Ce qu’il nous livre n’est pas une analyse et n’est pas non plus argumenté rationnellement.
Il ne fait même pas l’effort de s’interroger sur les causes de la grève.
Que ce soit pour les régimes spéciaux ou pour l’autonomie des universités, les raisons des grèves sont identiques, contrairement à ce qu’il affirme.
Les gens protestent contre des réformes qui ont été passées en force et pour les universités à la sauvette.
Il y a un réel problème de méthode politique dans la conduite de ces réformes, même si dans le fond elle ne sont pas totalement stupides.
Le gouvernement est responsable des grèves car il aurait pu les éviter.
Que ce soit les syndiqués ou les étudiants grévistes, tous ont le désir et le besoin de participer aux réformes qui leur ont été imposées sans aucune consultation.
Le gouvernement fait exactement le contraire de ce qu’il devrait faire pour asseoir sa légitimité et sa liberté d’action.
Faire une Loi arbitrairement puis consulter le peuple quand la Loi est déjà passée n’a pas de sens.
C’est un manque de respect et une marque de mépris pour le peuple.
La Loi est l’expression du peuple et non celle du gouvernement.
De plus, après tous les cadeaux fiscaux faits aux individus les plus riches de France et l’augmentation de Sarkozy de 140%, on ne peut que comprendre la réaction des grévistes.
On les fait passer pour des privilégiés, mais combien gagne un cheminot par rapport aux patrons du cac40 qui ont bénéficié du fameux paquet fiscal ?
Par ailleurs, je pense qu’il est bon de rappeler que le gouvernement de Sarkozy est complètement inscrit dans une idéologie libérale, qui prône la non-intervention de l’Etat.
L’autonomie de l’Université en est une expression flagrante, et le fait pour l’Etat d’agir pour s’interdire à lui même d’intervenir dans le financement des universités n’est rien d’autre qu’une forme d’organisation active de l’immobilisme étatique.