@perlseb
"Oui, vous pouvez vous en servir, considérer qu’on gagne en productivité comme n’importe quel outil. Et tant pis pour ceux qui ne savent pas s’en servir. Mais jusqu’à quand votre "robot" aura besoin de vous pour faire intégralement votre travail ?"
Si des robots font l’intégralité du "travail" (y compris le travail politique, juridique et administratif) et que cela satisfait les êtres humains et leur permet de vivre heureux, en bonne santé et libres de faire autre chose que du "travail" (yoga, danse, poésie, promenade, érotisme, ski nautique, etc.), où est le problème ?
Mais si cela ne rendait pas tous les êtres humains heureux et en bonne santé, c’est donc qu’il resterait aux humains un certain travail individuel ou collectif à faire, un travail dont les robots n’auraient, de fait, pas été capables (dans cette hypothèse, le travail consisterait, par exemple, à concevoir des systèmes d’organisation politique, juridique et administrative où les richesses produites par les machines autonomes seraient réparties assez intelligemment pour vivre heureux et en bonne santé).
Dans le fond, quelle est votre inquiétude CONCRETEMENT ? Vous craignez que les mathématiciens n’aient plus de travail et qu’ils s’ennuient, ne sachant comment occuper leurs temps libre ? Ou bien vous craignez que les mathématiciens deviennent pauvres ?