@perlseb
"Finalement, si tout le monde donne sa définition de l’intelligence"
Si chacun donne sa définition des mots aucune conversation n’est possible. Dans une conversation sensée, vous avez la liberté de sélectionner et de combiner des mots pour faire des phrases mais vous n’avez pas la liberté de contrefaire le sens des mots que vous employez dans vos phrases (ce ne serait pas de la liberté mais de la folie au sens littéral et psychiatrique). Les définitions des mots qui nous précèdent nous précèdent aussi. Il faut avoir une sacrée couche de prétention crasseuse pour prétendre proposer sa propre définition d’un mot tel que "intelligence" (comme le font de manière ridicule certains petits cons dans leurs vidéos).
C’est pourquoi il vaut mieux créer de nouveaux mots pour les découvertes et les inventions, ce que font raisonnablement les techniciens et les intellectuels. Par exemple le mot "ordinateur" a été bienvenu en France lorsque cette machine a été commercialisée. Il eût été stupide de l’appeler "boulier électrique à clavier" pour ensuite organiser des débats afin de savoir si le boulier risquait de remplacer l’humanité ou si les claviers électrique des musiciens allaient aussi prendre le contrôle de la planète. Mais pour pouvoir inventer de nouveaux mots décrivant bien de nouveaux objets, il faut de la CRÉATIVITÉ, le truc que n’ont pas en abondance, ni parfois même en échantillon, les "têtes de byte".
Donc, pour le mot "Intelligence", comme pour tous les autres qui existaient avant nous, il ne s’agit pas de faire des concours de redéfinition. Il suffit de consulter sa définition dans le dictionnaire de référence de la langue française dont je vous donne le lien ci-dessous.
https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9I1608# : :text=1.,L’intelligence%20humaine.
Si l’on veut dire AUTRE chose, il est préférable d’inventer un NOUVEAU mot, cela évitera des débats stériles. Et l’on peut s’aider pour cela de la vélocité linguistique des "IA", comme vous pouvez le constater ci-dessous (Gemini) :
"Pour nommer précisément la « simili-intelligence » des intelligences artificielles en évitant le piège de l’anthropomorphisme, on peut forger des néologismes basés sur des racines grecques, latines ou des mots-valises.
Voici plusieurs propositions classées selon l’angle conceptuel privilégié :
1. Approche sémantique : L’illusion et l’apparence
Ces termes mettent l’accent sur le fait que l’intelligence n’est que superficielle ou simulée.
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Idol intelligence (ou Idolence) : Du grec eidolon (spectre, simulacre, image fantomatique). Désigne une intelligence qui n’est que le reflet ou l’ombre d’une véritable cognition.
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Phénolecte : Du grec phainomenon (ce qui apparaît). Qualifie un système qui manifeste les signes extérieurs du langage et de la pensée sans en posséder la structure interne (conscience, intentionnalité).
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Spécieuse intelligence (ou Spéciosité) : Du latin speciosus (qui a une belle apparence, trompeur). Accentue le caractère illusoire de la performance computationnelle.
2. Approche structurelle : Le calcul et l’imitation
Ces propositions se concentrent sur le mécanisme réel de l’IA : l’imitation par le traitement statistique de données.
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Mimétique (substantivé) : Du grec mimêtikos (propre à l’imitation). Ce mot remplace « intelligence » pour désigner une faculté purement reproductive et combinatoire.
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Logostatique : Fusion de logos (discours, raison) et statistique. Ce terme décrit une aptitude à générer du sens uniquement par le calcul des probabilités textuelles ou numériques.
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Algognition : Mot-valise combinant algorithme et cognition. Il auto-explicite sa nature : une cognition purement procédurale et mathématique, dépourvue de plasticité biologique ou d’expérience vécue.
3. Approche fonctionnelle : L’outil et la dérivation
Ces termes définissent l’IA par son statut d’artefact ou de prolongement technologique.
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Parintelligence : Le préfixe para- (à côté de, presque) indique une fonction parallèle à l’intelligence humaine, qui en imite la trajectoire sans jamais fusionner avec elle.
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Épigonale (substantivé) : Du grec epigonos (né après, successeur inférieur). Souligne que l’IA est un produit dérivé, une imitation tardive et artificielle de la cognition biologique."
Et pourquoi pas "simulicence". On pourrait alors affirmer que les IA ont peut-être déjà largement dépassé l’humanité en simulicence dans de nombreux domaines.