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ezechiel ezechiel 22 août 11:00

L’image satanique antichrétienne défendue par Nietzsche que l’on retrouve comme un leitmotiv dans toutes ses œuvres, c’est la perversion du mot "amour", c’est la guerre de tous contre tous sur Terre, l’élimination du faible au nom de la toute puissance de l’homme, le Surhumain :

"La justice me dit à moi, que les hommes ne sont pas égaux. Et ils ne faut pas qu’ils le deviennent ! Que serait mon amour du Surhumain, si je tenais un autre langage ? C’est par des milliers de ponts et passerelles que les hommes monteront à la conquête de l’avenir ; il faut qu’il y ait entre eux de plus en plus de guerre et d’inégalité ; voilà ce que m’inspire mon grand amour."
"Ainsi parlait Zarathoustra" - "Des tarentules"

Nietzsche nie le péché originel, et comme tant d’autres idéologues avant lui, le peuple seul aurait donc la volonté et la possibilité de construire une nouvelle société organisée, libre et progressiste, sans Dieu ; l’homme, en tant qu’être perfectible, s’élèverait alors pour devenir un "Surhomme", notion que Nietzsche développe abondamment dans ses essais.


Il n’y a pas de Surhomme, car tout homme est pécheur.

L’Église catholique limite le pouvoir des tyrans, des oppresseurs, des dictateurs car elle rappelle que le roi, le prince, l’ouvrier, le serviteur, le paysan, l’artisan, le prêtre passaient tous devant la même porte quand ils se rendaient dans une cathédrale ou une Église pour communier ou assister à un événement religieux important.
Ils devaient tous s’humilier devant le Seigneur, car Dieu est là pour leur rappeler qu’ils ne resteront pas éternellement sur Terre, et que puissants, riches, pauvres ou infirmes vieilliront et mourront un jour et seront alors jugés de manière équitable selon leurs actes. Ils se doivent de se préserver du Mal, et aider les autres :
"Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres, car je vous ai donné un exemple afin que vous fassiez comme je vous ai fait."
Jean 13:14-15

La notion de Surhomme de Nietzsche n’a rien de nouveau, c’est une resucée de la gnose maçonnique et de la philosophie des Lumières, le défi de l’homme contre Dieu pour prendre sa place en se prétendant tout puissant. Elle nie l’humilité christique et la faiblesse de l’homme.

Le Surhomme nietzschéen n’a pas de limites, puisqu’il est au-dessus des hommes. Il peut donc mépriser son inférieur, qui n’a pas atteint le même stade que lui.

Comme tous les agnostiques, athées, hérétiques qui l’on précédé ou suivi, l’homme aurait la prétention de discerner seul ce qui est Bien ou Mal, de maîtriser le sens qu’il doit donner à la vie et à la société dans laquelle il vit.

Cette prétention, cette folie aveugle qui se dit tolérance, liberté, ou encore indépendance, est un leurre.

Seule l’intégralité du Don gratuit, le Sacrifice, dont la forme la plus saisissante est l’humilité de la Passion du Christ sur la Croix permet en s’abaissant devant son prochain de voir la présence du Divin.

Nietzsche, c’est l’esprit même de Satan, un Antichrist qui détruit les faibles, et rabaisse l’humanité comme volonté de domination par la peur et la puissance militaire.

"Les faibles et les ratés doivent périr : premier principe de notre philanthropie. Et on doit même encore les y aider."
l’Antéchrist 1

"Qu’est-ce qui est plus nuisible qu’un vice quel qu’il soit ? La pitié en actes pour tous les ratés et les faibles - le christianisme."
l’Antéchrist 1

"On appelle le christianisme la religion de la pitié... La pitié barre dans son ensemble la loi de l’évolution, qui est la loi de la sélection. Elle garde ce qui est mûr pour le dépérissement, elle lutte en faveur des déshérités et des condamnés de la vie, elle donne à la vie même un aspect plus sinistre et plus douteux par la masse des ratages en tous genres qu’elle maintient."
l’Antéchrist 7

Porter secours et réconfort à celui qui est faible, en danger, lui faire la charité, comme le demande le Christ, c’est un aveu de faiblesse, qui serait contraire à l’instinct de survie, d’après Nietzsche.

Nietzsche n’a rien inventé, son anti-catholicisme primaire est issu de la philosophie des Lumières qui nie la bonté divine et la transcendance de l’homme fait à l’image de Dieu pour le réduire à l’état de bête de l’évolution que l’on doit abattre, sans éprouver de pitié, dès que l’on considère qu’elle est faible et inutile (vieillards, handicapés,...).

Ce fut une des sources d’inspiration directe du totalitarisme nazi.




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