@Gaspard Delanuit
Vouloir imposer la charge de la preuve à la thèse adverse, c’est prétendre qu’on a le droit d’exiger de l’autre qu’il respecte notre propre biais de confirmation.
Alors non je ne dis pas qu’il faut imposer SON biais de confirmation car MON avis ne vaut que pour moi en effet. J’imagine que l’expression que je vais employer là va vous agacer mais si je prétends que la charge de la preuve est du côté de Soral, c’est parce que ce dernier conteste la "version officielle" historique.
Alors oui, je sais bien qu’une version officielle n’est jamais gage de vérité absolue, c’est entendu, mais elle fait tout de même autorité jusqu’à ce qu’une nouvelle version officielle s’impose à l’actuelle. Que ce soit en Histoire, en science ou dans n’importe quel domaine, il y a ce qu’on appelle un "consensus historique, scientifique,..." qui s’impose et c’est bien normal. Donc oui, on peut parfaitement contester ce consensus (du moins on "devrait" pouvoir le faire librement) mais à partir de là, le contestataire se doit d’apporter la preuve de sa thése.
Au fond, c’est un peu comme en droit : c’est à l’accusateur de prouver qu’un prévenu est coupable de ce dont on l’accuse et non au prévenu de prouver son innocence. Et bien là c’est la mêm chose : c’est au contestataire d’une version officielle de démontrer que ladite version officielle est fausse.
Moi ça me semble parfaitement normal que cela se passe dans ce sens là. Pas vous ?
S’il s’agissait seulement de confronter l’avis personnel de Guénolé à celui de Soral, je serais parfaitement d’accord avec vous et il n’y aurait aucune raison que ce soit Soral qui ait à prouver ses dires et pas Guénolé. Sauf que là, on ne parle pas d’un individu en particulier mais bien d’un consensus historique reconnu comme tel par la plupart des historiens. Donc c’est différent.