Dans certains posts, on lit "droit, loi" et autre terminologie éloquente, manipulée avec beaucoup de littéralisme. La loi a sa lettre et son esprit. Cette réalité de la rue Mirrha est révélatrice d’une chose : le manque de moyens adossé au culte. Certains sur ce forum sont ou des agnostiques endurcis ou des athées militants et ne souffre pas de voir aucune forme de religiosité publique. A les écouter, on fermerait mosquées, synagogues et librairies religieuses comme autant de lieux de perdition. Encore une fois, une belle leçon d’humanisme. Croyez-moi, chers amis (chers ennemis ?), ces musulmans de Barbès n’ont aucun plaisir à prier dans la rue. Ceux qui parlaient de complot islamiste se ridiculisent par leur incohérence. Les deux autres mosquées dont quelqu’un parlaient, deux rues à côté, sont tout autant blindés. Le problème est que de nombreux laïcards ont arboré une laïcité, nouvelle version, identitaire, une laïcité idéologique, cache-sexe d’un athéisme militant. Sur ces bases, il n’est pas possible de discuter. Il suffit d’analyser la terminologie excommunicatrice et stigmatisante employé, pour le comprendre.