"J’ai mentionné la constitution pour préciser que l’article est en lien avec
l’actualité, c’est tout, je n’ai pas
pris position. Mais si tu veux mon opinion, eh bien je pense que la
notion de race n’a aujourd’hui plus aucun sens en France, contrairement au
temps de la féodalité ou une race, celle des Francs, dominait l’Etat."
D’accord, ça me rassure pour toi. Donc tu es plutôt d’accord avec le Front de Gauche ?
Je ne répondrai rien sur "la race des Francs", toi aussi tu m’avais habitué à mieux...
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Mais tu ne réponds pas à la question qui m’intéresse le plus : sur quoi l’"étude" de Drac repose, si ce n’est des simplifications idéologiques par amalgames de périodes historiques et de lieux géographiques aussi divers ? Si ce type avait une quelconque formation scientifique, ou au moins une certaine rigueur intellectuelle, il aurait un peu d’humilité pour ne pas faire remonter les races à l’antiquité alors que ce mot n’existait tout simplement pas... Le mot "race", spécifique à la langue française, a une histoire bien particulière, c’est une catégorie issue de la classification taxonomique qu’on a ensuite appliqué aux humains.
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"Par contre la notion de peuples comme des unités historiques et culturelles
est importante selon moi."
Je te rejoins là dessus, c’est important, bien que non immuable. Chaque niveau d’organisation est respectable mais contient aussi une part de domination et de déni du singulier. L’organisation en tant que race n’a aucune valeur (c’est physiquement impossible, même Hitler n’était pas blond aux yeux bleus), mais l’organisation en tant que peuple est toujours valable. Au dessus, il y a l’organisation en tant qu’humanité, et encore au delà, il y a l’organisation en tant que planète... Voilà pourquoi je suis plutôt démocrate (peuple), socialiste (humanisme) et écologiste (planète). Mais ce ne sont que des catégories abstraites qui ne résolvent rien dans la réalité. Ce n’est pas le choix entre tel ou tel concept qui sera déterminant, mais son adaptation à la réalité, autrement dit sa concrétisation. L’histoire nous a montré les limites de ces constructions idéologiques.