Klendatu,
La jouissance prend lieu et place là où s’efface le sujet. La
conclusion de l’ouvrage est lapidaire en ceci qu’elle annonce que le
libéralisme destine les gens a devenir tous "prolétaires de la
jouissance". Pour le résumer brièvement, il s’agit d’un processus global
d’inversion qui tent à instaurer la perversion comme nouvelle
normalité. On n’en voit malheureusement que trop les effets.
Le rapport entre intériorité et extériorité se retrouve dans la relation entre sujet et objet. Où il apparaît comme évident que le sujet renvoi à l’intériorité et l’objet à ce qui est extérieur. Autrement dit, quand on arrive à "sujéïfier" l’objet, le sujet devient alors objet. Cette inversion conduit à la perversité et à la haine car existentiellement, inverser la relation entre sujet et objet revient à placer le sujet hors de lui même et donc aboutit à la haine et à la violence de manière mécanique. La situation devient si inextricable qu’elle échappe au contrôle, sauf à s’isoler pour retrouver son intériorité véritable.