Maïeutique oblique, voici à présent l’enfant dont nous accouchons ensemble :
Ce point de vue, typique des Anciens, c’est-à-dire fondé sur le droit naturel originel, au sens d’une logique hétéronome, non au sens des caprices de l’individu, est le suivant :
Attendu que nous avons dit que la reproduction était un droit naturel, consubstantiel à l’humanité, mais en puissance, sans pour autant pouvoir le constater universellement dans les faits, attendu également que la culture a les moyens de tordre ce droit naturel jusqu’à le masquer et le rejeter dans les ténèbres, nous pouvons inférer ce qui suit :
Mettre à jour le droit naturel, donc d’une certaine manière des principes ou valeurs sur lesquels fonder nos comportements éthiques, c’est prendre la mesure de choses qui sont relatives à la nature humaine et son lot de cas d’espèces (stérilité dans notre exemple), les mettre à jour de manière descriptive, sans qu’il soit indispensable de leur conférer un caractère prescriptif qu’ils n’ont pas toujours. Et si les éléments du droit naturel n’ont pas toujours un caractère prescriptif, c’est parce que l’homme est un animal particulier, rationnel, et en conséquence apte à recouvrir totalement le droit naturel d’une couche de lasure.
C’est ce que font, et le peuple de notre exemple (ancré dans ses traditions), et les droits de l’homme, ces derniers en stipulant que la nature :
1. doit être universelle dans les faits (hommes interchangeables) ;
2. doit être contrainte à l’être par la force si elle se rebelle (Conchita Wurtz).