En lisant les commentaires,
on peut faire ressortir quelques éléments très pertinents :
-Les plateaux télé sont un divertissement,
ils ne sont pas calibrés pour les débats d’idée mais pour faire de l’audimat. Dans
ce cadre là toute personne avec des propositions politiques intelligentes
serait inaudible car chiant.
- Asselineau ne blâme pas
les médias car ils seraient des défenseurs structurel de l’ordre établi, mais
parce qu’ils ne l’invitent pas. S’ils
l’invitent, il se pliera au jeu médiatique et se verra forcé de faire le
clown comme tous les autres politiques car son but en tant que chef de parti
politique est d’engranger le maximum de voix ce qui le coupera de sa base qu’il
a découvert pour ses arguments de fond sur le net.
-La
"diabolisation" ne vient pas du représentant politique, elle vient
toujours du système et de ses chiens de garde. Seulement pour exister,
certains politiques ont joué le jeu admirablement (stratégie de l’épouvantail
de JMLP) mais en jouant le jeu, se sont intégré au système, que cela eut été
voulu et prémédité ou non.
Que faut-il en conclure ?
Que le système politique dans sa forme actuelle est verrouillé et il ne faut
pas seulement blâmer les méchants oligarques aux nez crochus, le peuple français
y participe activement, il suffit de voir les audiences que font ce genre de
mascarades. Comme le souligne Haze plus haut « la majorité des français ne
savent pas ce qu’est une constitution ? Ce qu’ils veulent c’est du
sarko : je suis le sauveur, au karsher les bougnoules ».
La seule alternative serait
de changer tout ce système mais ce n’est pas possible à cause de ces masses qui
s’y complaisent : « Aucun
gouvernement, mais surtout aucun mode de vie, régissant les relations entre les
hommes, ne peut avoir quelque durée, sans
l’accord tacite, sinon explicite, de tous ou du plus grand nombre. La vie
normale d’une société suppose le consentement de ses membres aux valeurs qui la
supportent et la définissent (…) Il n’est pas besoin que les hommes soient
conscients de ces valeurs, car elles s’expriment dans leurs conduites. Il n’est
pas besoin que l’opinion publique, fondement du pouvoir, se manifeste pour
être. Ce qu’elle a de plus profond et d’essentiel, pourrait-on dire sans nul
paradoxe, demeure le plus souvent caché » A. Girard, « Structures sociales et
structures de l’opinion ».
Deux choses cependant
peuvent impulser un changement :
-le temps : puisque
on constate avec internet qu’une nouvelle opinion publique émerge mais pour qu’elle
prenne un poids conséquent, il faudra attendre des décennies.
-Un effondrement économique
: qui précarisera sévèrement une large partie de la population qui se verra
alors contraint de se trouver des solutions alternatives.
Ces deux éléments sont à
présent ma seule lueur d’espoir …