Aubauzit dit sur l’appel du
22 juin, « De Gaule a menti »
sur la livraison des armes française à l’Allemagne. Sans blague ? Un
politique qui ment, ohlàlà, ignoble … 
De Gaule a noirci le
trait pour être suivi, c’est de la propagande et il visait l’efficacité, c’est
tout à fait logique.
Malgré l’impression austère
que dégage cette famille politique, on a l’impression parfois d’avoir à faire à
des niais romantiques embourbé dans la moraline à la mors-moi le nœud. Ils
devraient de temps en temps laisser leur lecture de Saint augustin de coté pour
s’intéresser un peu à Machiavel s’ ils veulent faire des analyses politiques
digne de ce nom.
Concernant l’affaire de la
flotte et la bataille
de Mers el-Kébir
Aubauzit dit qu’il n’y avait
aucun risque qu’elle soit livrée à l’Allemagne. Supposons. Est ce que les
Anglais en avaient la
certitude ? Est ce que De Gaule en
avait la certitude ? Darlan a pu promettre qu’il allait saborder la flotte
si les Allemands essayaient de s’en emparer, les promesses ne sont que des
mots, du vent.
Parce qu’il faut bien se rendre
compte quand on analyse l’histoire que les acteurs politiques ont le nez dans
le guidon et ne disposent pas de toutes les informations, la politique est un jeu à
information imparfaite et incomplète . On s’appuie sur des hypothèses pour
prendre des décisions, la certitude dans l’action politique est une denrée
rare.
Les alliés pouvaient ils
prendre le risque de laisser l’Allemagne s’emparer de la flotte française ?
La réponse est évidemment « non », ils ont donc fait le pari du pire
(ce qui est la voie de la sagesse dans l’action politique) et ils ont donc agit
en fonction même s’il s’avère que ce pire (càd l’accaparement de la flotte
française par l’Allemagne) ne pouvait pas avoir lieu mais cela , ils ne
pouvaient pas le savoir avec certitude.
1300 marins français sont morts
et c’est regrettable mais cela fait partie du jeu, et il est cruel.
Que de Gaule par la suite
justifie cette attaque est le cours normal des choses, pouvait il vraiment
contester les choix de ses suzerains anglais, lui qui n’était qu’un petit
vassal sans force politique au moment de l’affaire ? Soyons un peu sérieux
… 
Aubauzit réagit comme un enfant naïf pétri de romantisme et d’idéalisme patriotique.