"Pour Chouard cela va plus loin que de sentir le souffre : il est grillé, c’est terminé et il a décidé de se retirer"
Non, mon cher MaQ. Il s’agit d’une réaction à la pression qui va durer quelques jours, mais il n’y a rien de définitif ni même de si tragique que ça. Etienne Chouard découvre ce que tout personnage public doit un jour découvrir, qu’il soit politique, chanteur populaire ou présentateur de la météo : la foule est une prostituée un peu conne qui accepte la fausse monnaie. Il y a 50 ans, pour discréditer un homme, on disait qu’il était homosexuel, ça pouvait suffire à le disqualifier sur le terrain politique (c’est encore le cas dans certaines contrées mais plus du tout en France !). Aujourd’hui, on utilise d’autres parfums de répulsion mais les procédés de diabolisation - bien connus en ingénierie sociale - n’ont guère changé sur le fond.
Chouard va finir par se rendre compte qu’il n’en a rien à faire, qu’on le traite de facho ou de raciste. Et que se défendre de cela est aussi inutile que de se défendre d’être homosexuel ou de je ne sais quoi d’autre. "Vous me trouvez facho ? Raciste ? Ah tant mieux pour vous, et j’espère surtout que ça vous file des hémorroïdes." Voilà ce qu’il faut répondre à cette troupe de sinistres pantins.
D’une façon plus générale, toutes les oraisons funèbres qu’on entend en ce moment sur la "dissidence" française me font sourire. Si quelque chose est en train de mourir, c’est ce mur d’illusions qu’on appelle "le modernisme occidental", et certainement pas l’impulsion de ceux qui dénoncent les impostures - avec génie ou maladresse, avec trop peu ou trop d’émotion.
Croyez-moi - je ne promets aucun lendemain qui chante - mais le bordel ne fait que commencer et des voix vont continuer à s’élever dans ce silence assourdissant.
