Trop
mimi , merci pour votre vidéo qui mérite
les éloges que l’ on peut lire dans les commentaires.
Sur le fonctionnement du pouvoir médiatique , je
suis d’ accord ave c le diagnostic que nous faisons tous ici mais les choses changent avec l’émergence
d’internet. Le monopole de formatage des esprits est rompu, les
médiacrates font face à une nouvelle opinion publique, de plus en plus
nombreuse et de plus en plus réfractaire à la fabrication de l’opinion par
cette caste , les élites culturelles ont réalisées qu’ elles ne font plus
autorité sur un pan de plus en plus grand de la population et elles
réagissent en conséquence par la coercition Etatique , en restreignant la
liberté d’ expression formelle.
Mais il y’
a aussi à redire concernant cette
nouvelle opi nion publique. Elle s’ est construite sur la critique du
système mais il faut aussi faire la critique de la
critique.
Cette
« dissidence » culturelle internet
s’est construite en tant qu’antisystème, avec une anti – doctrine et
reproduit le même sectarisme que le système, en se montrant tout aussi
binaire et manichéen.
Mais cela fait partie des
grands classiques : les conduites systématiquement contestataires
finissent forcément par secréter un nouveau système de la non-contestation, et
ainsi , l’anticonformisme reproduit un nouveau conformisme.
Le fait que beaucoup dans les médias dit alternatifs sur le plan
international s’alignent quasiment sur la propagande Russe en est
révélateur : combien en contestant la propagande Russe ou Syrienne se sont
fait accuser de faire partie ou le jeu du système, par des gens qui étaient
incapable de voir qu’ils sont eux même dans un système ?
C’est toute la limite des médias alternatifs, entrer dans une
lutte contestataire systématique contre les médias iinsitutionnels, ce qui
donne une configuration de propagande contre propagande.
Par de là le conformisme et l’anticonformisme (qui est donc un
autre type de conformisme), il y’a en ce qui me concerne le non conformisme,
çàd faire abstraction des opinions communes, puis juger en son âme et
conscience, ce qui peut très bien nous amener à rejoindre en définitive les
choix les plus répandus, mais par choix
raisonné uniquement, non par lâcheté, par ignorance ou par paresse.
D’ où la notion la distinction entre ré- information et
propagande :
-La propagande concerne
les masses qui se
comportent en consommatrice passive d’information, en gobant tout ce que le
camp auxquelles elles adhèrent raconte, que ce soit les médias
institutionnels ou les médias dit alternatifs, la cible principale est
l’émotion. Ainsi on se retrouve avec des supporters qui défendent leurs
gourous, pensent détenir La Vérité et anathématisent tout ce qui ne correspond
pas à la ligne du « parti ».
-La ré- information : qui est le fait du citoyen qui fait son
devoir pour ne pas être manipulé par les démagogues, et qui dans sa démarche
croise les éléments et les faits, se méfie comme de la peste des sources
d’informations, pour se construire une vision cohérente des événements et
de toujours remettre en question cette construction. La ré-information est donc
un terrain glissant dans lequel il n’y a aucune certitude, ce qui
rend également le terrain très inconfortable.
Ces deux perceptions étaient au cœur d’ un combat politique
intense en aux USA dans les années 30 avec d’ un coté Roosevelt et Gallup et de l’
autre Bernays et le monde des affaires.
A mon sens, il y’ a quatre grande questions : La ré-
information est elle possible ?Sommes nous destinés être des moutons ?
Sommes nous tous égaux face au conformisme ?Quelles sont conséquences
politiques à tirer des réponses qu’elles qu’ elles soient ?