@micnet
Qaspard ne dit pas que la
république doit baisser son froc. Je pense que vous ne comprenez pas ce qu’il
dit à cause de cette confusion récurrente entre la sphère politique et culturelle.
Puisque le terme « politique »
pose problème, laissons le tomber et utilisons un autre terme : « Etatique ».
De fait comme Qaspard
l’explique, les pratiquants de l’islam, avec toutes les diversités de pratiques
existante font aujourd’hui partie de la société française, qu’on le veuille ou
pas c’ est un fait.
Autre chose que je me dois de répéter : le communautarisme existe et il n’a pas attendu l’islam pour exister,
cela aussi est un fait. Il existe des communautés musulmanes, cela aussi est un
fait.
La question qui vient ensuite
est : pourquoi craignez-vous le communautarisme alors que toutes les
sociétés ont toujours connues ce phénomène (puisque les individus se sont
toujours associés selon leurs affinités et selon divers critères) ?
Je ne vois pas en quoi le
communautarisme culturel est à craindre et je n’en vois pas non plus les
dangers.
Par contre, ce qui pose problème,
c’est que l’Etat reconnaisse ces communautés comme des forces Etatiques, ayant le droit de réclamer des avantages juridico-législatifs communautaires.
Mais on vous dit ceci micnet :
l’Etat ne doit reconnaitre aucune autre communauté
que la communauté nationale et ses extensions, il ne doit pas exister de communauté
intermédiaire entre le citoyen et la république.
L’ inexistence Etatique de ces communautés ne les
empêche pas d’exister culturellement et librement.
Comment cela se traduit –il concrètement ?
Les musulmans peuvent s’organiser en communauté, aller à la mosquée et suivre
des codes spécifiques, tant que la loi républicaine est respectée comme n’
importe quels autres citoyens, cela fait partie des libertés fondamentales. Cependant,
comme l’Etat ne reconnait pas de communautés musulmanes, il ne peut satisfaire
aucune demande communautaire.
Maintenant, ce qu’il faut, c’
est revenir à ce principe de laïcité et l’ appliquer de façon stricte avec des institutions
adaptées ( cela fait partie des accommodements qu’il faut faire ).
Voyez, les choses deviennent
plus clair dès que l’on fait la part des choses.
...