@Hijack ... La première génération d’immigrés maghrébins étaient les enfants d’Algériens élevés dans l’Algérie française qui n’avaient presque plus de pratique religieuse, le FLN étant une branche du Parti communiste qui est matérialiste, économiste et athée. Il s’étaient bien intégrés en France, mais pas du tout à la civilisation française qui demande plusieurs générations d’initiation et d’éducations pour acquérir les subtilités de la conversation, de la cuisine, de l’esprit, de l’élégance, de la décoration, mais à la sous-culture américaine mondialiste et permissive de la société de consommation (Rap, tags, Nike, MacDo, foot, drogue,..) dont la matrice est les faubourgs noirs de New-York, beaucoup plus accessible, bien diffusée par la publicité et les séries américaines, et qu’on leur a présenté comme la modernité. Ils ne sont pas devenus français, ils sont devenus américains des classes inférieures, avec toutes les tares de habitants des ghettos.
Ils en ont ressenti au bout d’un certain temps une frustration profonde, un vide ontologique, parce que l’idéologie hédoniste est une religion sans sacré, sans transcendance, où le sacrifice et le rite sont exclus. C’est sur ce terreau qu’est né un néo-islam fondamentaliste où la virilité, la règle, la hiérarchie, le sacré, le rite, l’héroïsme sont hypertophiés en réaction à l’idéologie individualiste, permissive et narcissique, et c’est à ce nouvel islam que les immigrés déboussolés se sont reconvertis. C’est le même processus que les enfants dont l’éducation a été délaissée qui entrent dans une secte. ou se droguent.